Qu’est ce que la CNT-AIT ?
  Que faire ?
  Réflexion sur l’Anarchosyndicalisme
  Réflexion sur les modes d’organisation
Agendas
  Agenda du syndicat de Toulouse
  Agenda des activités des autres syndicats CNT-AIT
  Activités auxquelles s’associent la CNT AIT
Quartiers
  Un autre Futur
  Articles et tracts ....
Luttes
  Education
  Actualité
  Aéronautique
  Sans Papier
  Resistance populaire
  Transport
  Distribution
  Culture
  municipaux de Blagnac
  CPE
  Santé
  Poste
  Chomage/précarité
  Agriculture
  Canicule
  Restauration
  Conditions de travail
  Squatt
  Antifachisme
  Social
CASP / Répression
  Comité d’Action et de Soutien aux Prisonniers (CASP)
  Justice/Injustice
International
  Allemagne
  Chili
  Espagne
  Général
  Grèce
  Islande
  Mexique
  Proche et Moyen Orient
  Russie
Journal de la CNT
  Combat Syndicaliste n°93
  Combat Syndicaliste n°94
  Combat syndicaliste n°95
  Combat Syndicaliste n°97
  Combat Syndicaliste n°98
  Combat Syndicaliste n°99
  Combat Syndicaliste n°100
  Anarchosyndicalisme 101
  Anarchosyndicalisme ! n°102
  Anarchosyndicalisme ! n°103
  Anarchosyndicalisme n°104 !
  Anarchosyndicalisme ! n°105
  Anarchosyndicalisme ! n°106
  Anarchosyndicalisme ! 107
  Anarchosyndicalisme ! 108
  Anarchosyndicalisme ! 109
  Anarchosyndicalisme ! 110
  Anarchosyndicalisme ! 111
  Anarchosyndicalisme ! 112
  Anarchosyndicalisme ! n°113
  Anarchosyndicalisme ! n°114
  Anarchosyndicalisme ! n°115
  Anarchosyndicalisme ! 117
  Anarchosyndicalisme ! n°118
  Anarcosyndicalisme ! 119
Brochures
  Collection Syndicalisme
  Collection actuelle
  Collection repères
  Collection stratégie
  Collection CNT
  Collection libre-pensée
  Collection internationalisme
  Collection esperanto
  Collection AIT
Contre la Représentativité
  Auto-organisation
  Election
Société
  Travail/Salariat
  Nucléaire
  Vie des politicards
  Divers
  Nationalisme / Identité
  Economie
  Femme
  Biométrie
Mémoire
  Amérique Latine
  Luddisme
  Révolution espagnole
  Révolution Russe
  Seconde guerre mondiale
  Liens
Reflexion
  Crise
  Divers
  La pensée de Cornélius Castoriadis
  Pierre Clastres
  Reflexion sur l’éducation

BASTA YA DE EXPLOTACION !

Vendredi 19 mars, des membres de la CNT-AIT de Caen se sont rassemblés devant l’agence caennaise de StartPeople pour dénoncer l’exploitation des intérimaires et plus particulièrement en solidarité avec la militante de la CNT-AIT de Saragosse licenciée par StartPeople parce qu’elle défend les intérêts des intérimaires. Une personne de l’agence StartPeople nous a interpellé et demandé des explications. Cette personne disait ne pas comprendre notre présence et démarche car elle n’était pas concernée par ce problème.

A sa question : « Pourquoi pourrir notre agence ? », la réponse suivante lui a été faite : « StartPeople est une multinationale et notre action sur l’intérim n’a pas de frontière non plus. De plus, en attaquant une militante de l’AIT, c’est toute l’AIT qui agira. Nous sommes au début de la mobilisation et allons étudier ses suites : que StartPeople compte sur notre détermination ». Le tract ci-dessous a été diffusé à cette occasion. A suivre...

On nous parle de crise mais les banquiers, les PDG et bien d’autres continuent de percevoir des revenus faramineux. Parallèlement, la dégradation des conditions de vie des salariés, des chômeurs, etc., s’accentue. Les précaires sont particulièrement affectés par la montée du chômage ; les agences d’intérim profitent d’une main-d’ ?uvre corvéable, contrainte d’accepter les conditions fixées par les employeurs, au risque de ne plus se voir proposer de nouvelles missions et de se voir réprimer par POLicE EMPLOI.

Certains travailleurs refusent cette logique et c’est pour avoir dénoncé des conditions indignes qu’une militante de la CNT-AIT de Saragosse (Espagne), salariée de STARTPEOPLE, a été licenciée de manière illégale. En effet, courant novembre 2009, les travailleurs de la dite entreprise d’intérim ont reçu un courrier remettant en cause les contrats de travail antérieurs et dégradant leurs conditions de travail, sous la menace d’être licencié ou non renouvelé. Chez STARTPEOPLE, lutter contre la dégradation des conditions de travail vaut motif de licenciement A Caen, en Espagne ou ailleurs, les mêmes attaques, par les mêmes capitalistes. Face à cette situation, deux postures s’offrent aux opprimés et exploités : se soumettre ou lutter pour notre dignité. Le capitalisme n’a pas de frontière : notre combat non plus et c’est pour cette raison que nous, anarchosyndicalistes organisés au sein de l’Association Internationale des Travailleurs, mettons en avant la solidarité internationale.


Les identitarismes, c’est le capitalisme plus la guerre

Depuis quelques années, face à la montée des identitarismes, les militants de la CNT-AIT développent une réflexion qu’ils veulent publique et contradictoire. C’est pourquoi nous avons publié nombre de textes à ce sujet et invité tout un chacun à participer à de nombreux échanges informels ou formels. Dans ce cadre, un débat public a été organisé le 25 février dernier à Toulouse sur le thème : « Ni identité nationale, ni identité régionale ». Une trentaine de personnes ont participé ce soir-là à une discussion fort enrichissante dont voici une petite synthèse personnelle assortie de quelques commentaires [29].

Si on a besoin des racines du passé, c’est que l’on se sent mal dans le présent

Il existe d’évidence un lien entre la montée actuelle des courants identitaires et le mal-être des individus. Ce mal-être peut trouver son origine dans la soumission salariale mais également dans toute une organisation de cette société avec son cortège d’injustices et d’oppressions diverses. Comme un participant l’a fort bien résumé : « Si on a besoin des racines du passé, c’est que l’on se sent mal dans le présent ». Les «  racines » en question jouent pour ces personnes le rôle que l’alcool et d’autres drogues ont pour tant d’au-tres individus (et parfois, d’ailleurs, pour les mêmes) : non pas modifier la réalité extérieure la rendre «  acceptable » en modifiant artificiellement la perception que l’on en a.

Régionalisme, nationalisme et souffrance au travail

Il se trouve que nous avons eu, il y a quelques mois de cela, un autre débat portant sur la « souffrance au travail ».

Une des raisons du développement exponentiel de la souffrance au travail est le développement de méthodes de management qui mettent constamment en concurrence les salariés dans l’entreprise.

L’atomisation qui en résulte constitue en elle-même un puissant mécanisme de destruction des individus. Cette agression managériale, qui vient renforcer l’exploitation «  traditionnelle » sur les lieux de travail, constitue une agression tellement violente qu’elle provoque d’importantes réactions individuelles (dépressions, suicides à la chaîne...) ou collectives (révoltes parfois violentes...). Le pouvoir le sait.

Dès lors, deux « solutions » complémentaires s’offrent à lui : la première est de poursuivre l’atomisation en offrant des prises en charges individuelles, la seconde est de dévier toute réaction collective de ce qui devrait être son véritable but.

Aujourd’hui, rares sont les grandes entreprises et les grandes administrations qui ne sont pas en train de développer la première « solution » : on ne compte plus les ouvertures de « lieux d’écoute », les consultations gratuites de psychologues, ou l’institutionnalisation d’un tuteur, d’un cadre référent pour chaque employé... Quant à la seconde «  solution », elle demande plus de subtilité, certaines des bonnes vieilles méthodes du passé étant de plus en plus en situation d’échec [30].

D’où le développement de nouvelles stratégies, l’objectif du pouvoir restant quant à lui toujours le même : éviter toute contestation de l’organisation du travail qui pourrait conduire à contester les fondements du système. C’est pourquoi l’individu est poussé à se fondre dans un cadre, certes collectif mais extrêmement cloisonné, dans une démarche affective de communion avec des ancêtres mythifiés. Il n’est pas innocent qu’en Europe toute la classe politique soutienne, encourage et finance avec les fonds publics la réanimation des particularismes locaux [31].

Un triple but

Cette pression a un triple but. Le premier est de faire oublier au salarié l’origine de son exploitation. Pour cela, quoi de mieux que de l’amener à s’auto-persuader qu’il fait partie de la même communauté (ethnique, religieuse, culturelle...) que son exploiteur (et, pour les multinationales, que ses dirigeants locaux) et que de ce fait leurs intérêts seraient communs, voire identiques ? Le deuxième, qui va dans le même sens, est d’introduire des lignes de fracture irréparables entre les salariés. Pour cela, quoi de mieux que de les convaincre qu’ils font partie de communautés différentes et que cette appartenance est déterminante [32] ? Enfin, cette stratégie qui pousse l’individu à se fondre dans un groupe que les pouvoirs publics ont choisi de sponsoriser est une façon de répondre à son sentiment de solitude. Cette espérance, qui peut malheureusement tromper l’individu pendant des années, se révélera vaine comme toutes celles du même ordre qui l’ont précédée [33].

Une nouvelle oppression s’ajoute aux anciennes

L’unité identitaire - qu’elle soit corporatiste, religieuse ou nationaliste - ne contient nullement la remise en question du système responsable de ces souffrances. Bien au contraire, en renforçant des structures de pouvoir (églises, États, régions, corporations) elle ajoutera de nouvelles sources d’oppression aux anciennes. C’est bien en ces termes qu’il nous faut réfléchir. Que le capitalisme soit mondialisé ou apparemment balkanisé, il continuera à opprimer les individus et à détruire la planète. De plus, il est clair que le potentiel d’affrontement intercommunautaire en sera d’autant renforcé. Si ce dernier point réjouit les fascistes (et leur permet d’ailleurs d’infiltrer une certaine extrême-gauche «  antimondialiste »), son développement augure pour l’humanité de bien sombres perspectives !

Au cours du débat, un intervenant a bien sûr argumenté de la supposée contradiction qu’il y aurait pour le mouvement émancipateur dans lequel nous nous reconnaissons à ne pas défendre des « peuples », des «  cultures », qui peuvent aussi être opprimés en tant que tels. Même quand le fait est réel, il n’induit pas pour autant qu’on doive les défendre à ce titre. De même, nous ne dénonçons pas la disparition et probablement le «  meurtre propre  » de Jon Anza parce qu’il touche un «  Basque  » mais parce qu’il touche une victime du système étatique [34].

Dans le domaine de la «  culture  », nous devons opposer que la véritable culture signifie au minimum la possibilité du mélange et de la réflexivité. Hors, les traditions, les croyances, qui refusent toute mixité et toute critique, entraînent les individus et les groupes dans des processus de ghettoïsation intellectuels et sociaux. Ce sont des processus qu’en tant que tels nous n’avons pas à soutenir. Les affubler, comme on le fait aujourd’hui, du terme relativiste de «  cultures plurielles » n’est qu’une manipulation supplémentaire.

Constatons pour finir que ce n’est jamais pour rien que le pouvoir favorise des concepts aussi flous, que ce n’est pas pour rien que, là où les notions de métissage et de mélange avaient le mérite de la clarté, celle bien plus vaseuse de « multiculturalisme » (qui renvoie in fine à la nécessaire « pureté » de chacune des « cultures ») tend à les supplanter. Le compartimentage par le biais des « différences culturelles » n’est en somme rien d’autre que le jeu historique du pouvoir qui divise pour mieux opprimer, et non celui du mouvement historique d’émancipation de l’humanité : ce mouvement pour lequel nous militons doit combattre les communautarismes de toutes sortes, qui, alors même qu’ils semblent antagonistes, se rejoignent pour s’opposer à l’expression révolutionnaire de la lutte de classe.

M.

Edito

Retraites : massacre à la tronçonneuse

A entendre la propagande gouvernementale, il semblerait que les habitants de ce pays ont contracté une sacrée mauvaise habitude. Un vice. Une tare même : figurez-vous qu’ils se sont mis dans la tête de vivre pendant leur retraite ! Un comble ! Selon un rapport officiel, chaque année ces gredins grignotent « 2 à 3 mois d’espérance de vie supplémentaires à partir de 60 ans ». Aussi, « aujourd’hui, les Français peuvent espérer vivre jusqu’à 77 ans et les françaises jusqu’à 84 ans » et cela alors qu’au bon vieux temps, « (...)    lire la suite

COMMUNIQUE / POUR LA DECHEANCE DU PATRONNAT ET DE L’ETAT  le 1er septembre 2010

Casse du système des retraites, casse de La Poste, casse de l’hôpital public et de la sécurité sociale, diminution du nombre d’enseignants, chômage de masse, augmentation du travail précaire, renforcement des contrôles, restriction des libertés publiques, suicides et maladies professionnelles, pathologies et cancers liés aux diverses pollutions, attaques racistes...
La liste des attaques ne cesse de s’allonger. Si nous persistons à nous battre contre chacune d’elles, l’une après l’autre et chacun dans son coin, (...)    lire la suite

Ecouter en ligne : la Discussion publique avec Mitchell Verter sur Ricardo Flores Magon et la révolution mexicaine  le 7 juillet 2010

Télécharger l’enregistrement de la conférence débat sur anarsonore : Conférence et discussion publique organisée par la CNT-AIT Toulouse (MP3 - 103.4 Mo)
Discussion publique avec Mitchell Verter sur Ricardo Flores Magon et la révolution mexicaine
Mercredi 7 Juillet 2010 à 20h30 2, rue St Jean - Métro Carmes - Toulouse
Organisée par la CNT-AIT Toulouse
Mitchell Verter a traduit, compilé et annoté avec Chaz Bufe la première anthologie des écrits du révolutionnaire mexicain disponible en anglais : Dreams Of Freedom : A (...)    lire la suite

A la une

important

Contacts

Vous trouverez sur le site de la CNT-AIT de Toulouse toute l’information sur notre actualité et des ressources pour l’action téléchargeable en pdf à lire, reproduire et diffuser sans modération (tracts, derniers n° du Combat Syndicaliste, brochures ...).

Nous mettons à votre disposition un mail de contact pour les personnes ne pouvant se rendre à nos permanences ou pour recevoir quelques exemplaires de notres journal : contact(chez)cntaittoulouse.lautre.net (remplacez chez par l’arobase @).

Si vous voulez débattre en ligne avec des militants de la CNT-AIT il existe un forum sur le site du syndicat de Caen, une lettre d’information et un mail de contact sur celui de l’interco Paris-Nord.

Rappel : La CNT-AIT de Toulouse ne répond pas aux sollicitations des journalistes, elle ne s’adresse à la presse que par voie de communiqué.

Comment nous rencontrer ?

-  Permanence publique au siège du syndicat tous les samedis de 17h à 19h au :

7 rue saint Rémésy (parallèle à la rue pharaon) 31 000 Toulouse Tél/fax/répondeur : 05 61 52 86 48

-  Table de presse au Marché aux puces de Saint Sernin tous les dimanches à partir de 10h30.

-  Table de presse à l’entrée de l’Université du Mirail de 12h30 à 13h30 le Mardi

-  Dans les Quartiers : tables de presse régulières et en particulier au Mirail consulter la rubrique agenda pour connaitre la date, l’heure et le lieu de la prochaine table de presse.

Dans la région :

-  à Montauban tous les samedis à 10h30 sur le Marché Prax-Paris

-  régulièrement dans d’autres communes du Tarn et Garonne, Lot ... (consulter la rubrique agenda pour connaitre la date, l’heure et le lieu de la prochaine table de presse)