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Un Autre Futur mars 2013

Publié le 25 mars 2013

APRÈS L’IMMOLATION D’UN CHÔMEUR

Que cela soit dans nos lycées, dans nos entreprises ou chez soi, vivre dignement dans ce système capitaliste devient de plus en plus difficile. Des étudiants, des travailleurs, sont poussés à bout et en arrivent jusqu’au suicide, c’est horrible !
Nous ne pouvons rester indifférents devant de tels faits et ne pas remettre en cause la société toute entière. L’individualisme et le repli sur soi poussent vers l’isolement. Aujourd’hui les patrons et tous ceux qui gouvernent nous poussent à nous débrouiller seuls, à ne pas parler de nos problèmes, à ne pas être solidaires, ils nous poussent vers la concurrence, la compétitivité, mais aussi vers l’ignorance.

Tant qu’ensemble nous ne ferons pas changer les choses, d’autres être humains, comme Djamal CHAAB, vivront le désespoir et le suicide !
Ce n’est pas tolérable Chômage, précarité, harcèlement, pression, isolement, mépris : ça suffit !

Défendons les valeurs comme la solidarité, le partage, l’entraide, l’écoute, l’ouverture vers les autres, la lutte collective.
Ne nous laissons pas faire par ces bourgeois capitalistes qui broient nos vies, organisons-nous par nous-mêmes. Avoir un logement digne, une bonne éducation, de la nourriture saine, de quoi se vêtir, et de quoi se soigner, voilà de quoi nous avons tous besoin.
Finissons-en avec nos dettes, finissons-en avec la misère, finissons-en avec ce capitalisme.

Place à la solidarité, l’entraide et l’autogestion.

Le chiffre du mois...

75_000 euros (ht) pour un apéro pôle emploi_ !
Le site d’information Mediapart a révélé dernièrement la note salée du cocktail prestigieux des cadres de pôle emploi. En effet pour les vœux de fin d’année la direction a dépensé rien qu’en petit fours et vins

53_777 euros net pour ses 900 cadres conviés à cet événement (après calcul il s’agit quand même d’un apéro à 60 euros par tête !). Le reste de la note a servi à transporter les convives en bus privé au palais des congrès de Montreuil, lieu de ce cocktail.

A savoir que le Djamal Chaab ( le chômeur immolé à Nantes ce mois dernier ), s’est vu coupé de ses droits car il devait environ 620 euros de trop perçu.
La crise et le serrage de ceinture c est pas pour tout le monde !

Allez trinquons_ !

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SANS PERMANENTS, SANS SUBVENTIONS NI CONCESSIONS : ROMPRE NOS CHAÎNES

Le monde va mal, ce n’est un secret pour personne. Pour régler cette situation, il est nécessaire de s’attaquer à sa source : l’exploitation. Ceux qui se mettent au-dessus de nous, qui nous dépouillent, qui nous rabaissent, qui nous humilient ne peuvent se passer de nous. Mais nous pouvons très bien nous passer d’eux. Et pour cause : c’est nous qui produisons tout. Nous, qui de nos bras et de nos cerveaux inventons, créons et distribuons les richesses. Une minorité - les capitalistes et leurs complices (politiciens, syndicalistes professionnels, dirigeant des médias et autres profiteurs…) accapare les fruits de ce travail au détriment de l’immense majorité de la population. C’est ça, le vrai problème. « Capital », « dette », « bénéfices », « dividende », « stock option », … ce n’est là que le vocabulaire d’une vaste entreprise d’escroquerie d’ampleur planétaire nommée capitalisme. L’Etat, partout et toujours, loin de protéger les populations est la meilleure arme du capitalisme pour assurer son développement. L’oppression n’est pas une fatalité. Nous tous, ouvriers, paysans, employés, techniciens, chercheurs, chômeurs, étudiants, retraités, bref nous les exploités pouvons changer les choses. Pour cela nous avons des moyens, nous-mêmes, et une arme, l’anarchosyndicalisme ! UNE FINALITÉ Il faut penser un système basé sur les valeurs qui sont au fond celles de pratiquement tous les humains dès qu’ils réussissent à échapper au conditionnement sociétal actuel : égalité, solidarité, liberté, épanouissement de l’individu et de la collectivité.

Construire le monde de demain nécessite déjà de respecter ces valeurs aujourd’hui. Pas de dictature du prolétariat, d’avant-garde éclairée, de tripatouillages politiciens et autres électoralismes, de corruption. Nous voulons une société libérée de l’emprise du capitalisme et de son allié, l’État, une société reposant sur des assemblées démocratiques sur les lieux de travail et dans les quartiers qui coordonneront leurs activités grâce au fédéralisme libertaire. Production réfléchie en fonction des besoins réels (et non pas de besoins créés de toutes pièces) et donc respect de l’environnement, répartition équilibrée des richesses produites et donc meilleure qualité de vie de la population ici et ailleurs, ce sont des objectifs qui sont parfaitement atteignables, ce sont des réalisations que nous, exploités d’aujourd’hui, pouvons mettre en œuvre pour un autre « demain ».

A la CNT-AIT, nous proposons de réunir les exploités pour construire, débattre, réfléchir, innover, lutter, partager et surtout, dans un premier temps, nous organiser différemment, de manière efficace.

S’ORGANISER DÉMOCRATIQUEMENT Pour cela, il faut laisser tomber les organisations habituelles : associations subventionnées (et donc contrôlées) par le pouvoir, syndicats de collaboration de classe, partis politiques qui participent tous au bon fonctionnement de l’État (même si chacun joue un rôle différent dans cette mise en scène), églises variées qui endorment le bon peuple… il faut laisser définitivement tomber tous ceux qui ont pour habitude de se mettre à la tête des mouvements sociaux pour les détourner de leur objectif de départ et même pour les anéantir. La seule solution, c’est de nous organiser nous-mêmes, de mener la lutte directement. Ce sont les assemblées générales des personnes en lutte qui doivent décider, pas une pseudo-élite.

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Courrier d’un lecteur….

Monsieur le Maire,
j’ai bien reçu, en quelques semaines d’affilée, votre propagande socialiste, comme quoi à Toulouse la vie est belle.

Y’aura du boulot, parait-il... Mais vous ne parlez pas des problèmes que vous laissez sans les résoudre. Vous ne parlez pas des SANOFI, des FREESACLE et des VIRGIN qui ont été licenciés ni de la FNAC qui, elle aussi, entre en période critique - pas pour vous peut-être, mais pour tous les employés certainement. Vous ne parlez pas des services des urgences surchargés à l’hôpital, ni du manque permanent de places de crèche. Vous ne parlez pas des expulsions dont vous êtes certainement au courant qui ont eu lieu tout cet hiver. Ni de tous ces travaux à longueur d’année_ : un coup on bétonne, puis on dé- bétonne puis on rebétonne, tout ça aux mêmes endroits...

Vous ne parlez pas non plus, de combien a couté cette propagande, alors qu’en quelques semaines un magasine et un journal ont été tirés en plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

Vous avez beaux vous dire socialiste et être aux service de l’humain, je ne vois là dans ces articles, que de la propagande de la mairie et du PS et jamais il n’y a place pour les questionnements légitimes des habitants.
Vous parlez d’Airbus, de compétitivité, de nouveaux projet mais vous ne parlez pas de combien cela va coûter aux contribuables.

Tout va bien à Toulouse et tout est beaux, surtout pour les bourgeois, mais pour les pauvres, c’est pas facile, et ça, même avec votre propagande cela ne change pas. Allez faire un tour dans les Pôles emplois, allez visiter ces cabanes au bord de la Garonne où vivent des être humains dans des conditions lamentables. Allez faire un tour a la fac de droit et dites-nous combien d’étudiants sont des fils d’ouvriers. Allez voir si, pour un travailleur sans papiers, la vie est belle en Toulouse, au fait, le centre de rétention de Toulouse, ça vous fait quoi ?

Un lecteur en colère.

Lion : Il est temps de vous mettre au boulot : le roi de la jungle capitaliste que vous êtes n’aura bientôt plus de serviteur pour vous apporter votre repas.

Vierge : Faites comme le pape, démissionnez !

Taureau : Prenez la bête par les cornes, ne vous laissez plus écraser par votre patron.

Poisson : L’univers ne se résume pas à votre bocal. Libérez-vous ! Les rivières de la liberté vous attendent.

Scorpion : Il ne faut pas se frotter à vous, vous êtes sur le qui-vive. Vu les conditions sociales, on vous comprend.

Cancer : Ne mangez pas n’importe quoi, vous risqueriez de choper des maladies. Annulez vos vacance à Fukushima et Tchernobyl.

Sagittaire : Vous défendez de votre mieux la forêt de Notre-Dame-des-Landes face à la répression du shérif « Hayrault ».

Gémeaux : Laissez tomber le masque de la soumission et dévoilez votre vrai visage,

Balance : Arrêtez de cafarder cela pourrait vous portez préjudice.

Bélier : Allez-y, foncez, vous n’avez plus rien à perdre, on vous a tondu la semaine dernière.

Capricorne : Arrêtez de faire cette tête, prenez vos affaires en main, ça ira tout de suite mieux.

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Lieux et rues de Toulouse Allées Zamenhof

Tout jeune L. Zamenhof (1859-1917) se rendit compte d’une évidence : la multiplicité des langues constitue un grand obstacle à la compréhension entre les humains. Il en vivait un exemple : d’origine israélite, il était né en Pologne, pays occupée alors par la Russie. Dans sa ville natale il y avait une forte communauté allemande. Lui apprenait au lycée le latin, le français… Le constat était simple : souvent ceux qui parlaient yiddish ne parlaient pas polonais, ceux qui parlaient polonais ne comprenaient rien au russe ni au yiddish, ceux qui parlaient russe méprisaient les deux autres langues, ceux qui parlaient allemand ne pouvaient pas échanger avec les autres… et, en Europe, ceux qui parlaient français ne parlaient pas l’anglais et encore moins le norvégien ou le roumain… Facile, dans ces conditions, de monter les gens les uns contre les autres, de susciter le racisme et la haine, de déclencher des guerres.

L’idée d’une langue commune, utilisable par toute l’humanité, lui vint rapidement. Il n’était pas le premier : des dizaines de tentatives avaient échoué avant la sienne. Mais Zamenhof, devenu entretemps médecin, eut une idée de génie : il constitua son vocabulaire à partir de racines simples pouvant s’assembler avec une importante série de préfixes et de suffixes et fonctionnant par assemblage (un peu comme on assemble des briques de Lego !). Quant à sa grammaire, elle est d’une parfaite logique et ne souffre aucune exception. Ainsi naquit l’Espéranto, la langue la plus facile à apprendre de notre planète [1]. Aujourd’hui, largement plus d’un million de personnes, disséminées dans le monde (dont probablement plus d’une centaine à Toulouse) pratiquent cette langue tout autant dans la vie quotidienne que pour aborder des sujets philosophiques, littéraires, ou de haute technologie.

Avec une invention aussi utile à toute l’humanité, Zamenhof aurait mérité bien plus que cette modeste allée au fin fond du quartier des Pradettes.

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