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Un Autre Futur Avril 2012

Publié le 16 avril 2012

Élection

Chiffre du mois

32 %

C’est le taux d’abstention que certains sondeurs prévoient pour l’élection présidentielle.

Chiffre anormalement élevé pour cet événement qui, d’habitude mobilise les
électeurs. De plus il semble que la nature de l’abstention ait évolué. Les gens
s’abstiennent pour des raisons idéologiques et non plus par désintérêt de la chose politique.

Élections tout est joué d’avance

L’effervescence médiatique prend de l’ampleur, et les parieurs font des prévisions devant le comptoir sur les chances de tel ou tel candidat.

Pourtant, peu de surprise dans le scénario, car il y aura un vainqueur, quel qu’il soit, et la victoire du champion déchaînera la joie de ses électeurs.

Ceux-ci auront l’ivresse de l’après match, tandis que les adversaires battus iront au lit déçus. Ressourcé par l’alternance -ou pas-, le pays sera stable.
Mais il reste une information qu’aucun journal ne délivrera, un fait majeur masqué par les feux de Bengale de la victoire ou de la consternation : l’État républicain restera debout, plus fort que jamais en ce lendemain de suffrage !

Réjouissez-vous, hommes d’ordre, policiers, juges, soldats et magistrats, car votre pouvoir sera assuré ; dormez sur vos deux oreilles, exploiteurs de tout poil, car la paix civile sera garantie par la nuée de petits bulletins comme autant de faire-part d’une défaite : celle des travailleurs et laissés-pour compte, toujours victimes de ce jeu de dupes

Environnement ILS EMPOISONNENT NOS VIES

Le samedi 31 mars, des collectifs de la région Midi-Pyrénées et des alentours se sont rassemblés au monument aux morts, non pour défendre une langue que très peu de gens connaissent, une culture et encore moins
un costume ou une chanson.

Non, ils sont venu défendre leur terre et leur vie qui pourra continuer à prospérer à condition que les capitalistes arrêtent d’exploiter tout et n’importe quoi pourvu que cela rapporte de l’argent.

Leur but aujourd’hui est d’extraire dans les département du Gers, du Lot et Garonne, du Tarn, etc. du Gaz de schiste. Ceci est "dangereux pour l’environnement et l’humanité" car pour l’exploiter il est nécessaire de recourir à un procédé de "fracturation hydraulique". Ce qui a pour effet de dévaster les nappes phréatiques par l’utilisation de produits chimiques en grand quantité et la propagation du gaz dans l’eau.

Il y a aussi des risques sismiques dans les effets secondaires de cette industrie. Il faudra de longues années pour que la terre morte autour des puits de "Schiste" nous donne des fruits et que l’eau soit de nouveau buvable.
Des centaines d’hectares exploités en quelques mois, dévastés pour l’éternité.

Ce Gaz de schiste n’est qu’une infime partie de la destruction planétaire qui est en cours et qui a commencé depuis l’ère industrielle.

Comment allons-nous changer ça ? Nous avons fait le choix de ne pas faire confiance, aux politiques, aux patrons, et à ce système marchand. C’est
à nous et à tous ceux qui le souhaitent de travailler ensemble, pas pour des dollars, pas pour des euros, mais pour le respect de la vie.

Arrêtons la destruction, place à la construction digne et responsable, sans chef ni parti, nous en sommes capables !

Un être humain

Incroyable mais (bientôt) vrai : un porte-avion sur la Garonne

Elle a exigé d’être équipée de gilets pare-balle, et elle l’a obtenu. Elle a exigé d’être armée la nuit, et elle l’a obtenu. Elle exige maintenant d’être armée de jour. Elle fait même grève pour ça !

Si on lui donne satisfaction, elle exigera bientôt des chars, des auto-mitrailleuses et un porte-avion sur la Garonne.

Le prétexte ? Elle mènerait une vie très dangereuse : mettre des contredanses aux voitures mal stationnées, bloquer avec des barrières le
centre ville le premier dimanche du mois (journée sans voiture) ou faire un brin de circulation... on frémit en effet des multiples dangers que court au quotidien la police municipale !

Il est grand temps de mettre fin au ridicule. Il est urgent de mettre fin au délire. Les armes, les gilets... tout cet attirail est extrêmement coûteux (c’est une belle douille pour nos impôts locaux !). Il est de plus dangereux pour la population : plus on multiplie les armes, plus on augmente la probabilité et la gravité de bavures.

Or, des bavures policières il n’y en a déjà que trop en France. Il n’y a que trop de cow-boys, trop de matamores, trop de gens armés qui roulent des mécaniques, qui prennent des poses méprisantes. Toute cette agressivité affichée ne fait que faire monter l’agressivité dans la population. La violence entraîne la violence.

Il faut maintenant que la raison l’emporte. Exigeons le désarmement total et définitif de la police municipale.

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Les livres : "LE MONDE COMME SI"

(Françoise Morvan)

"Le monde comme si" est un livre sur une région appelée Bretagne, où il y
avait une infinité de parlers locaux bien vivants. Peu à peu, au fur et à mesure que ces patois tendaient à disparaître, il furent remplacé par un néo-breton inventé de toutes pièces.

Tout commence quand l’auteur, qui a été militante régionaliste bretonne durant des années, s’apprêtait à soutenir un doctorat. Elle se retrouve alors
confrontée à un milieu professoral dans lequel la liberté a bien peu
d’importance. Et elle va découvrir qu’il en va de même pour la vérité. Les
vérités ne sont pas présentables : derrière l’assassinat méthodique et
programmé des parlers locaux (le breton populaire, pas celui des
universitaires), elle découvre qu’à l’origine du mouvement se trouve une
poignée de racistes.

Des racistes qui vont imposer une langue dites
« unifiée », c’est à dire une langue académique pour initiés, qu’ils vont
imposer dans toute la région comme étant la seule et la bonne. Et
l’existence d’une « race celtique ». Ainsi en 1 91 9 quelques personnes
moitié fascistes, moitié druides, font paraître le premier numéro de BREIZ
ATAO. Cet organe historique des régionalistes Breton affirme clairement en 1 924 son racisme.

Cet accouplement entre langue Bretonne et race effectué par le secteur le plus réactionnaires de la société ne pouvait conduire qu’a une discrimination des parlers locaux. Et tout autant des vieux Breton qui ne comprenaient pas un mot de ce que leurs petits enfants élèves des écoles Diwan (école de
langue "bretonne") leurs racontaient.

La trajectoire de ces chantres du panceltisme sera d’une cohérence
redoutable. Les BREIZ ATAO sombreront avec un sordide enthousiasme dans l’antisémitisme et se lanceront dans la collaboration avec les nazis. Il est évident qu’après la seconde guerre mondiale, le mouvement nationaliste Breton avait du plomb dans l’aile. Il devenait indispensable de masquer les liens entre néo-Breton et théorie raciales. Il aura fallu pour cela quelque chose de simple : mentir, mentir, mentir !

C’est une avalanche de faits que vous découvrirez dans ce livre, plus
nauséabond les uns que les autres. Mais aussi comment le néo-Breton
"rapporte" à toute une bande de professeurs, d’éditeurs, et d’artistes
« celtiques ». Cela rapporte aux uns une clientèle et aux autres carrières et
subventions de toutes sortes. Mais derrière tous ce décor, tout ce qu’on
nous présente de typiquement Breton a été inventé de toutes pièces pour servir les intérêts patronaux et régionaux. C’est le capitalisme Breton. Quand
vous mangerez du pâté Hennaf

Économie : TRÈS CHÈRE ESSENCE

Pendant cinquante ans, les politiques de tous bords on joué la carte
du "tout pour la bagnole". Ils ont tué toutes les autres possibilités :
aussi bien le tram (Toulouse en avait un réseau fort dense !), que le
vélo (Zéro pistes cyclables pendant bien longtemps)... Ils ont tué les
petits commerce de centre ville au profit des supermarchés de
périphérie, ils ont déplacé l’habitat social loin des centres.... bref,
pour favoriser le "tout bagnole" on nous a imposé tout un
environnement.

Alors, même si la tendance s’inverse quelque peu,
cette politique inconsidérée laisse de lourdes traces, et qu’on le
veuille ou pas, on est bien obligé de prendre la voiture : il suffit d’être
dans une zone non desservie, ou mal desservie par les transports
en commun (par exemple, le dimanche, la soirée...), ou d’avoir des
paquets à porter.... et alors, il faut bien passer à la pompe. Et, à
chaque passage, le constat est le même : le prix a encore
augmenté. On disait autrefois (c’était à l’époque du Franc) "Le jour
ou l’essence sera à 1 0 francs le litre, ce sera la révolution".
Malheureusement, l’essence a largement dépassé 1 ,50 euros, mais,
hélas, la Révolution reste à faire ! Pendant ce temps les hommes
politiques -ceux-là même qui ont impulsé quand ils étaient plus
jeune la politique du "tout-bagnole"- nous racontent des histoires.
Hollande promet -sans trop s’engager- de faire baisser la taxe
flottante. Promesses, promesses... Sarkozy nous demande de faire
jouer la concurrence. Sans blague, il ne s’est pas aperçu que toutes
les marques alignent leurs prix les unes sur les autres ? Il doit pas
payer souvent la facture de sa poche, celui-là !

Alors, baisse de la taxe flottante ou pas, pseudo-concurrence ou
pas, ce qui est sûr c’est que les grands groupes pétroliers (ceux qui
détruisent la planète, accident écologique après accident écologique
- sans oublier les accidents industriels comme l’explosion d’AZF)
vont continuer à s’engraisser et que nous allons continuer à nous
serrer la ceinture... à moins de changer enfin totalement de société.

Jean-Louis

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RUES ET LIEUX DE TOULOUSE : Aujourd’hui : l’école maternelle Louise MICHEL

Louise MICHEL est le nom d’une
militante anarchiste. Dès son
adolescence, Louise Michel (née
en 1 830) prend le parti de la Liberté
individuelle et de la Justice sociale.
Toute sa vie a été un combat
permanent aux côtés de tous les
opprimés qu’ils soient hommes ou
femmes, sans oublier les enfants
(Louise Michel était institutrice).

Lors de la Commune de Paris
(mouvement révolutionnaire
survenu en 1 871 ), celle que tous
les ouvriers appellent
« La bonne Louise » est
sur les barricades.
L’armée fit une
répression sanglante.
Des milliers de révoltés,
les Communards, furent
fusillés. Louise Michel,
arrêtée, passe devant un
tribunal militaire. Loin de
se « repentir » ou de
demander la clémence,
elle réclame qu’on l’a fusille comme
ses compagnons de barricade. Elle
est finalement condamnée à la
déportation et expédiée au bagne
en Nouvelle-Calédonie.

Elle y restera presque 1 0 ans. Bien que bagnarde, elle se met au service
de plus démunis qu’elle : les Kanakes (premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie). Elle ouvre une classe et apprend à lire et à écrire à leurs enfants.

Sa peine achevée, Louise Michel revient en métropole. Elle est emprisonnée
plusieurs fois. Cela ne l’empêche pas de poursuivre inlassablement son activité de propagande et de lutte jusqu’à sa mort en 1 905.

L’influence de Louise Michel a été considérable. Pour bien la comprendre, il faut d’abord rappeler la situation à son époque en France : La femme était
considérée à ce moment là comme inférieure à l’homme. La loi disait que la femme restait toute sa vie une « éternelle mineure », c’est-à-dire
une enfant. Elle devait être soumise à son mari. La religion catholique était religion d’État. Les curés en profitaient pour en « rajouter une couche » : la
sexualité était réprimée, la contraception interdite, les femmes étaient obligées de mettre une voilette (petit voile) pour aller à l’église, et, même dans la rue, elles ne devaient pas sortir « tête nue »... La condition des ouvriers était terrible. Ils étaient traités par les patrons pire que des bêtes.

La journée de travail était de 10 à 12 heures. Il n’y avait ni congés payés
ni vacances, ni aucune hygiène, aucune sécurité sur les lieux de travail (les accidents de travail mortels étaient très fréquents). Les salaires permettaient à peine de manger (essentiellement du pain et pas grand chose d’autre).

La classe populaire n’avait pas d’enfance : dès 7 ou 8 ans, on devait travailler dans les champs, les usines, les mines ou les chantiers. Beaucoup de petits en mouraient ou restaient estropiés à vie.

Face à tout cela, par son action,
par sa réflexion, par son attitude,
par la vie libre qu’elle a toujours
menée, Louise Michel a démontré
publiquement que la femme était
l’égale de l’homme. Elle
est considérée à juste
titre comme une des
pionnières de la
libération de la femme.
Par la pédagogie qu’elle
a développé, par son
soucis des tous-petits,
par sa volonté de faire
échapper les enfants au
bagne de l’exploitation
capitaliste, Louise
Michel a grandement contribué à
ce que les enfants d’aujourd’hui ne
soient pas soumis à des conditions
aussi terribles que ceux de son
époque. Par sa lutte permanente
aux côtés des ouvriers, Louise
Michel a largement contribué à
faire reculer l’exploitation capitaliste
et l’oppression étatique.

Aujourd’hui, Louise Michel doit être
un exemple pour nous tous car
beaucoup de ses combats restent
à reprendre et à poursuivre.
« Tout pouvoir est maudit, c’est pourquoi je suis anarchiste »

Louise Michel.

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