Chronique d’une débâcle annoncée

Depuis des décennies, des technocrates imbus d’eux-mêmes, méprisant des travailleurs et de la population, nous ont pondu nombre de réglementations aussi absurdes qu’autoritaires, à l’instar de celles qui ont empêché les officines pharmaceutiques de fabriquer leur propre désinfectant.

À la condition que celles-ci puissent se procurer les matières premières, il faudra attendre jeudi au mieux pour en bénéficier. Plusieurs mois de retards donc pour prendre une mesure pourtant simple.

S’asseoir sur une réglementation stupide et laisser faire les travailleurs,
c’est le genre de retard qui se payera en nombre de morts.

À l’heure actuelle, il manque encore de tout le matériel préventif, de tests, de gants, de gels, de masques adéquats... Et l’on sait pourquoi.

Par décision technocratique, aucun stock important de ce matériel n’a été réalisé, c’était une décision criminelle, d’autant que l’on sait que pour d’autres produits comme les armes, les bombes et les grenades, les stocks sont renouvelés en permanence.

Dans la phase de prévention, nous avons donc été réduits à des mesures palliatives destinées à masquer les carences d’une bureaucratie qui a désorganisé la production pour plus de profits financiers.

C’est ce qui explique que cette phase de prévention est en passe d’être perdue .

Les responsables de cette première défaite seront-ils meilleurs dans la phase thérapeutique ?

Le 8 mars 2020


 N° 2. La religion n’est plus ce qu’elle était

Battons notre coulpe, nostra culpa, on s’était donc trompé ; oui on avait parlé du retour du fait religieux, de la croyance et de la foi, ce n’était que le retour des éternels tartuffes. Un coup du sort, un virus inconnu, et plouf, le pèlerin se fait rare. Lourdes se vide, la Mecque broie de la pierre noire et les grenouilles de bénitier sont à sec. Incroyable.

Saint Louis touchait les pustules des malades et lavait leurs pieds crasseux pour les guérir, le Pape, François le Planqué, enregistre sa messe dans son bureau. Vulgum Youtubus. Ces dévots n’étaient donc que pure façade, faisant juste profession de nous pourrir l’existence.
En attendant les médecins, infirmières et autres soignants espèrent toujours un miracle, celui des masques, où sont-ils. Une copine portugaise explique « l’État portugais aurait commandé des masques au Brésil, mais ils sont bloqués en Afrique ».

L’Italie riche en églises, le semble bien moins en respirateurs artificiels, quelques centaines tout au plus, une commande de 2000 d’entre eux vient d’être passée, qui va les produire et par où vont-ils passer ? Les voies de la mondialisation capitaliste restent impénétrables. Amen.
Quant aux travailleurs, ceux des transports, du commerce et tant d’autres qui assurent la vie quotidienne, ils restent en première ligne, sans protection. Ils n’attendront pas le jour du jugement dernier pour en tirer les conclusions qui s’imposent.
Le 9 mars


 N° 3 : Il faut sauver les urnes

La bataille de la prévention est perdue, nous avons dit pourquoi, il n’y a, semble-t-il, pas de savon dans les écoles. Le virus circule et fait son œuvre. En ce qui concerne la phase de traitement, la situation italienne nous montre qu’il n’y en aura pas pour tout le monde. Ce sera de la médecine de guerre.

Les technocrates feront le reste, ils géreront la pénurie dont ils sont responsables, ça ils savent faire. Déjà devant le vide de moyens et de personnel, leur parole se veut rassurante : la maladie est grave, mais pas trop.
Attendons maintenant avec curiosité leurs prochains éléments de langage, pour qu’on voie bien comment tout cela est positif.

En attendant, l’État français veut tenir jusqu’au 22 mars, car il lui faut continuer sa vie à lui, cette abstraction nuisible dont on voit aujourd’hui comment elle s’oppose aux forces réelles de la société. Et tant pis si les jours perdus pour cause de farce électorale se traduisent en victimes supplémentaires.
Le 11 mars


 N° 4 : L’État freine l’épidémie, mais pas trop

Olivier Veran annonce donc ce matin la distribution de masques FFP2 immédiate, immédiate en prenant son temps et en commençant par les zones les plus touchées, c’est à dire encore au compte-goutte. En janvier, Buzyn affirmait que porter un masque ne servait à rien, en février le professeur Salomon disait que doubler les masques FFP1 suffisait, en mars Veran se rend compte que comme nous l’avions écrit les FFP2 sont indispensables pour a minima protéger les personnes qui en ont besoin. Le hic est que dans ces zones les plus touchées les soignants ont déjà été gravement exposés...
Donc trop peu, trop tard.

L’intervention de Macron était destinée à communiquer pour sauver ce qui est essentiel à ses yeux, un processus électoral futile, freiner oui, sauf pour les élections. Constatons qu’elle a aussi fait monter l’inquiétude d’un cran dans la population. Tel qui hier matin, fanfaronnait sur la gripette ou le gros rhume songe maintenant à se bunkériser. Comme grâce à nos technocrates nous sommes rentrés dans une phase exponentielle de l’épidémie et que le nombre de cas va augmenter avec son cortège de témoignages tragiques, l’inquiétude risque de se transformer en panique.

De la part des politiciens, rien ne nous étonne. De façon unanime, ils n’ont pas voulu casser leur joujou et appellent ce caprice l’union sacrée. Pour ce vote n’ayant rien d’urgent, ils vont sacrifier de rares moyens de prévention qui vont cruellement manquer ailleurs,

Du coup, tout cela nous dit qu’on peut désormais se poser la question : le second tour aura-t-il lieu ?
Le 13 mars


 N° 5 : OÙ SONT LES MASQUES ?

Là est la question qu’on doit encore poser, la question dont la réponse à elle seule reflète la faillite du système qui nous a conduits à la catastrophe sanitaire que nous allons vivre.

IL N’Y A PAS ASSEZ DE MASQUES.

Nous, anarchistes, nous le savions dès le départ, car nous n’avons aucune confiance sur un système où le pouvoir de quelques-uns protège les profits de quelques autres.

Les discours de Salomon étaient du pipo, car leur politique c’est la corruption.
D’autres collègues ont voulu y croire, ont attendu et attendent encore, mais leur colère aussi est en train de monter.

Déjà, le 15, le numéro qui a fait la fierté de la médecine française, le 15 est débordé, souvent le 15 ne répond plus.

Preuve, s’il en faut encore, qui démontre à quel point la politique a détruit notre système de santé.

La question des masques, c’est la question des canots de sauvetage sur le Titanic, elle n’explique pas tout, mais elle est hautement significative.

Comme pour le Titanic, il en faut pour tout le monde, mais il n’y en a pour presque personne.

Il faudrait 100 millions de masques FFP1 et 10 millions de FFP2 PAR JOUR et à côté de ça on nous cause d’un stock « stratégique » de quelques millions de masques.
Demain dimanche, contrastant avec cette pénurie de ce qui est vital, il y aura abondance d’énergie pour le vide électoraliste.

Misère du capitalisme, faillite de l’état.

Le 14 mars


 N° 6 : Le syndrome de la Montagne Pelée

Voilà on y est, c’est la phase 3, c’est officiel, le virus circule partout, à voir toutes les carences de l’État, il aurait eu bonne grâce de s’en priver.
Pas de gel pour tous, pas de masques pour tous, pas de tests suffisants, prévention presque zéro, c’est la conséquence de l’inconséquence technocratique.

La leçon a-t-elle servi ? Les soignants disent que maintenant il faut rester chez soi, bizarrement les politiciens ont trouvé un « conseil scientifique » qui affirme l’inverse : il faut aller voter, qui croire ?

Le cirque électoral a débuté, un Lyonnais témoigne sur l’ambiance dans un bureau de vote « aucune distance de sécurité, aucun sens de circulation, les électeurs entassés, agglutinés, ça touche les rideaux, tous les bulletins, faut se pencher à 50 cm du visage de l’assesseur pour signer. ». Voilà de quoi perpétuer les dégâts sanitaires.

C’est pour assurer le second tour des élections législatives de 1902 que les habitants de la vile de Saint-Pierre en Martinique ont été exterminés. Le gouverneur de l’époque un certain Mouttet n’avait pas voulu évacuer la population, il fallait rester pour voter... Le 8 mai 1902, l’éruption de la Montagne Pelée fait vingt-huit mille morts... un « avis scientifique » sorti du chapeau par Mouttet avait affirmé qu’il n’existait aucun risque.

Le 15 mars


 N° 7 : Le retour du Maréchal Leboeuf.

Le 13 mars, cette chronique posait la question : « le second tour aura-t-il lieu ? » À ce jour, nous avons la réponse.

C’était pendant que le microcosme politicien, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ne voyait pas plus loin que la fente de l’urne. Devant la colère que cela a provoquée parmi les soignants tous ces irresponsables se sont empressés de renvoyer la patate chaude à la population. Le français est indiscipliné, il ne comprend pas la différence entre sortir pour aller voter et sortir pour faire une balade. Le français est glouton, il a mangé tous les gels et les masques que les politiciens n’ont jamais prévu de stocker. Le français est populiste, il suffit qu’un ministre affirme qu’il n’y a pas de pénurie alimentaire pour qu’il ne le croie pas, et qu’aussitôt se vident les rayons de pâtes.

Devant tant de désordre et de mécréance, il était urgent de prendre des décisions importantes, nous avons un chef, Macron et nous avons des généraux, ses ministres. Ces gens-là sont précisément ceux qui nous ont conduits à la catastrophe sanitaire que nous vivons. Hier encore, notre nouveau Churchill encourageait la population à sortir en allant au théâtre. Comme le bilan humain de leur crétinisme risque d’être lourd, il était urgent pour tous ces technocrates imbéciles de devenir grandiloquents et de bomber le torse.

L’histoire de France connait bien ce type de forfanterie militariste. Rappelons-nous celle du 15 juillet 1870. Ce jour-là, le ministre de la Guerre le bien nommé Leboeuf, Maréchal de son état, déclarait à Napoléon III qu’il ne manquait pas un bouton de guêtre à l’armée française.
On connait la suite, ce fut la débâcle d’une armée qui manquait de tout. Une débâcle qui allait voir en deux mois le pays s’effondrer. Sedan, la reddition de l’Empereur, la trahison de Bazaine, la déchéance de cette clique d’incapables prétentieux, la proclamation de la République, le siège de Paris puis la proclamation de la Commune le 18 mars 1871.

Nos dirigeants n’ont pas peur de l’épidémie. Ils craignent qu’elle mette à jour leur action nuisible à la société humaine. Et que cet éclairage provoque une série d’événements semblables à ceux qui se sont produits ici il y a 150 ans.

Le 17 mars


 Saison 2 : Un parfum de ligne Maginot

L’affaire s’est mal engagée, un membre de l’État-Major, l’ancienne ministre de la Santé, celle qui succédait à celui qui balançait des vidéos de ses branlettes, a chié dans les bottes de notre Général en Chef. Elle a dit que Macron savait tout et que dans sa grande perception des événements, il a envoyé jour après jour une batterie d’experts nous raconter des salades.

Déjà, Michel Cymes, l’un de nos meilleurs bouffons, Michel qui a inventé l’expression de « grippe un peu costaud » pour décrire une Syndrome Aigu Respiratoire, notre Michel est tombé comme Benjamin au champ d’honneur médiatique, son émission est supprimée, mais ce n’est qu’un au revoir, cet homme pourra être un jour ministre de la Santé... Il en a l’envergure.

Nous sommes au milieu du gué, et avec le confinement, l’administration française est rentrée dans la bataille avec le panache qu’on lui connait. Au diable la raison et la cohérence, place à la furia technocratique. Admirons à quel rythme se succèdent les ordres et les contre-ordres, et comment l’ennemi doit trembler devant tant d’ubiquité, le français doit rester chez soi et en même temps aller travailler.

Hélas, pour le troufion de base, le concept est trop compliqué. Surtout quand le troufion est un membre des forces de l’ordre. Hier, jeudi matin, deux soignants de l’hôpital de Béthune ont écopé d’une amende de 135 euros, parce que bien qu’en possession d’une attestation de justificatif de déplacement permanent, ils n’avaient pas leur attestation de déplacement dérogatoire... Dans la soirée, ce sont des gendarmes qui ont verbalisé des flics dans le 94. Motif, impossibilité de produire une attestation du chef de service et donc de justifier de leur trajet domicile-travail. Halte au feu !

Mais, question logistique rien ne manque, en matière de tampons et paperasses en tous genres, de carnets à souche pour bric-à-brac de procédures, et il y aura des tribunaux prêts à remplir des prisons que le non moins officiel Contrôleur Général des Prisons appelle à vider, parce que ce sont des nids à virus. Certes, il manque toujours des Équipements Individuels de Protection, réclamés depuis trois semaines par des travailleurs des secteurs de la santé, du transport, du commerce et également par les pompiers. Pendant que la bourgeoisie reste en réserve sur l’île de Ré, les travailleurs sont en première ligne, ils sont là, c’est leur métier d’être utiles.

Patience, les EPI c’est encore pour demain, pour Pâques ou bien encore la Trinité. Arriveront-ils avant la fin de l’épidémie ? Le président de la fédération des pharmacies dénonce ce jour « des livraisons de masques insuffisantes et des modèles pas adaptés ». Rassurons-nous, nous avons des chefs à la hauteur de la situation, la preuve, ils ont encore eu une idée. On apprend ce soir que le conseil de l’ordre des vétérinaires a été sollicité, il vient d’envoyer un message aux vétérinaires, afin d’effectuer le recensement des matériels de réanimation et d’intubation disponibles dans leurs cliniques pour animaux...

Attendons la suite et soyons confiants, nous ne serons pas déçus.

Le 20 mars


  S2E2 : HAUTE TRAHISON.

L’expression est sur toutes les lèvres, certains frissonnent en le prononçant, quoi, il fallait donc des masques pour tous, quoi il fallait tester plus massivement, et l’on apprend ce matin que les pharmacies centrales ont été pillées... Les bruits les plus fous circulent. Mais tout se résume en un seul mot : TRAHISON !

Des noms de coupables circulent, Salomon, Veran, Touraine, Buzyn...

Un homme, un des plus grands experts mondiaux de maladies émergentes a proposé un protocole de prise en charge des malades, tester et traiter. Il n’a subi que du mépris ; peut-être parce qu’il n’y a pas assez de tests ou peut-être parce qu’il n’y a pas assez de médicaments. Tout est possible avec nos technocrates, surtout le pire. L’État au lieu de tester et de traiter a choisi de nous apprendre comment se laver les mains. C’est un choix terrible, un choix qui par le passé a conduit droit à l’échafaud ceux qui se sont conduits de la sorte.

Voilà ce que nous, travailleurs, nous les jojos en gilet jaune comme ils disent, avions écrit sur ce site à propos du match de foot contre Turin
« Nul n’a besoin d’être un grand expert pour savoir que le bénéfice d’un tel match de foot’ est nul en matière de santé publique, mais que dans les circonstances, il fait courir un risque à toute une population. ». C’était le 26 février dernier !

Et ce risque évident ils l’ont pris, et pas que celui-là, car d’autres ont suivi, comme celui de faire voter le 15 mars. Et cela en sachant qu’ils n’avaient rien pour nous protéger. Veran est passé hier aux aveux, il y avait en tout et pour tout un misérable stock « stratégique » de quelques millions de masques FFP1 et aucun FFP2. Il a donc lui aussi menti quand il faisait des promesses qu’il savait ne pouvoir tenir.

Nous n’aurons pas de masques, ni de traitements, mais nous aurons des amendes, le couvre-feu et pourquoi pas la loi martiale.
Voilà leur programme, jusqu’où sera-t-il tenable ?

Le 22 mars


 S2E3 : Mais où est passée la septième compagnie ?

C’est le titre d’un film, comique, des années 70’ qui décrivait le foutoir de la débâcle de 1940, la connerie des chefs et l’inadéquation des moyens. Lundi 16 mars, Macron, notre Chef de Guerre, affichait son air le plus martial pour nous annoncer qu’un « Un hôpital de campagne du service de santé des armées sera déployé en Alsace ».

Nous allions voir à l’œuvre l’armée française.

Toute la semaine d’un air de plus en plus effaré, nous avons pu assister au déploiement laborieux de grandes tentes. Jour après jour, à la télévision, on a pu voir des bidasses en pataugas s’escrimant à monter un camping au pied de l’hôpital de Mulhouse. C’était tellement pathétique qu’on aurait presque eu envie de traverser l’écran pour leur donner la main.
À cette heure, l’État-major déclare que l’hôpital militaire sera capable « bientôt », on ne sait trop quand, de revoir un chiffre impressionnant de malades : trente.

Pour mémoire, l’Est de la France, et en particulier Mulhouse est une zone particulièrement touchée qui compte des centaines de cas gravissimes et des milliers de contaminés.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Au moment où le service de santé des armées n’était pas encore parvenu à créer trente places de réanimation, au moment où les soignants comptaient leurs premiers morts par la faute de l’État, qu’a trouvé à faire la préfecture du Haut-Rhin ?

Un truc de dingue.

Dimanche 22 mars en dehors de tout bon sens relatif à un minimum de prévention cette préfecture a accordé la célébration publique d’un office religieux... Une vingtaine de personnes ont pu assister à cette messe qui a été célébrée par l’église de la porte ouverte chrétienne, cette secte qui précisément a organisé le triste rassemblement évangélique de février, celui qui a contaminé tout le territoire...

Attendons la suite, on ne sera pas déçus, hélas.

Le 23 mars


  S2E4 : La bataille de la chloroquine

La communauté scientifique est divisée, hier Veran, l’homme qui promettait de distribuer des masques qu’il n’avait pas, a dit valider l’utilisation de l’hydroxychloroquine « pour les cas graves ». On ne sait pas trop ce que cela signifie, où commence le cas « grave » et s’il y aura association avec de l’azithomicine ? C’est l’enfumage qui continue, c’est comme quand il annonce « on va distribuer des masques... Mais demain... Et pas partout. »

Monsieur Estrosi et Madame Estrosi, Valérie Boyer député LR et d’autres personnalités soignées par le protocole tant décrié sont-ils des cas graves ?

Oui, il faut du recul, ou il faut des études pour en savoir plus, mais le problème qui se pose à nous est qu’une partie de la communauté scientifique n’agit pas avec loyauté envers la population, parce que souvent, elle appartient aussi à l’appareil d’État et qu’elle s’est vautrée dans la forfaiture.
Comment dès lors lui faire confiance ?

Le Directeur Général de la Santé, ce bon Professeur Salomon, était parfaitement au courant de tout, y compris en tant qu’ex-conseiller à la sécurité sanitaire de 2013 à 2015, de la destruction des stocks de masques. Trop coûteux les masques... Pourtant, il intervient le mercredi 4 mars à la télévision pour commettre un mensonge d’État, un mensonge qui aura des conséquences terribles.
Il nous a affirmé ce jour-là qu’il « a été scientifiquement confirmé que, s’agissant du coronavirus Covid-19, les masques anti-projections ont une efficacité équivalente à celle des masques spécialisés FFP2 ». Il a ajouté s’appuyer sur « le rapport officiel de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un essai clinique publié par le Journal of the American Medical Association [une revue médicale internationale], l’avis officiel de la Société française d’hygiène hospitalière et les recommandations officielles des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis. ».

Alors, parmi les experts de cour maintenant si pointilleux.

Qui a parlé de recul ? Qui a dit qu’il aurait fallu plusieurs études ? Combien sont allés voir ce que contenait vraiment cet unique essai clinique ? Aucun, ils ont regardé sans mot dire l’ancien « kouchner boy » du 16e arrondissement accoucher d’une équation surréaliste FFP1x2=FFP2.

Brecht disait quelque chose comme ça : « Ceux qui ne savent pas et ne disent rien sont des ignorants, ceux qui savent et qui ne disent rien sont des criminels ». Le 4 mars nous avons assisté en direct à un mensonge d’État et ses conséquences constituent un crime d’État.

Alors peut-être que les gens s’emballent trop derrière une équipe de toubibs marseillais qui croient avoir trouvé la potion magique, peut-être que ceux qui espèrent sur les réseaux sociaux sont aussi naïf que ceux qui applaudissaient aux solutions de Gambetta pendant le siège de Paris.
Dans tout processus de chute, on s’accroche aux branches, les premières qu’on trouve, sans tester si elles sont pourries ou non. Et des fois, ça marche.

C’est pourquoi on ne peut opposer le savoir à l’espoir, ils ne jouent pas dans la même catégorie, mais ils ont été tous deux des piliers de notre évolution.


 S2E5 : Coups d’État

Macron était à Mulhouse hier et tout le monde a surtout remarqué son masque FFP2, il était là pour faire semblant, semblant de faire la guerre, semblant de rendre hommage. Il ne sert à rien et on le voit tout le temps, cela s’appelle un président, il ne sait même pas compter nos morts, ceux des EPHAD ont été oubliés, il ne pense à eux que par procuration électorale.

Chaque jour, la vérité des crimes de l’État se fait plus éclatante, la colère monte chez tous ceux qui portent le pays sur leurs épaules au péril de leur vie, ce sont ceux que le pouvoir a oubliés, exploités, moqués, méprisés, ce sont les travailleurs, leurs familles, leurs amis. L’État a peur que cette colère ne fasse sauter les digues. Pour l’instant, on attaque l’État par avocats interposés, on envoie des lettres ouvertes incendiaires. Pour l’instant...

Il s’est entouré de l’armée et d’un « conseil scientifique ». L’armée est une usine à gaz inopérante, il lui a fait construire un camping là où les cliniques privées demandaient à être mobilisées. Son « conseil scientifique » a envoyé les électeurs se contaminer en masse aux élections du 15 Mars. Ce sont deux éléments d’un décor destiné à faire barrage à la colère de la population. À accoucher de la loi d’urgence sanitaire du 23 Mars stipulant que « Le ministre peut également prendre de telles mesures après la fin de l’état d’urgence sanitaire prévu au chapitre Ier bis du présent titre, afin d’assurer la disparition durable de la situation de crise sanitaire. » C’est donc une loi qui restera suspendue sur nos têtes.

Les mesures en question sont de deux ordres, la possibilité maintenue d’une privation totale des libertés publiques. — c’est le sens de l’article 1331 — puis une attaque en règle contre les travailleurs quand il s’agit de
« permettre à un accord d’entreprise ou de branche d’autoriser l’employeur à imposer ou à modifier les dates de prise d’une partie des congés payés dans la limite de six jours ouvrables, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités de prise de ces congés définis par les dispositions du livre Ier de la troisième partie du Code du travail et par les conventions et accords collectifs applicables dans l’entreprise ;
— de permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates des jours de réduction du temps de travail, des jours de repos prévus par les conventions de forfait et des jours de repos affectés sur le compte épargne temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définies au livre Ier de la troisième partie du Code du travail, par les conventions et accords collectifs ainsi que par le statut général de la fonction publique ;
— de permettre aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger aux règles d’ordre public et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical ; »

C’est Macron le Petit, celui qui poignarde dans le dos ceux qui font face au danger.

Le 26 mars