SOLIDAIRES DES INCULPES DE NARBONNE, BESSAN ET LES AUTRES

Nous ne vous abandonneront pas dans les sales pattes des institutions judiciaires

Tant que l’un ou l’une d’entre nous sera inculpé(e), nous ne rentrerons pas chez nous !Depuis que nous avons enfilé notre gilet jaune, nous avons participé à des tas d’actions. En prenant et en occupant des centaines de ronds-points et péages, notre mouvement s’est, dès les premières heures, affranchi du cadre de la légalité. Avec des dizaines de milliers de personnes , nous nous sommes levés contre la vie chère et contre la dégradation de nos conditions d’existence. Et, quelles que soient les formes données aux actions, nous avons eu raison de le faire et de nous battre. Tout comme nos camarades Gilets Jaunes de Narbonne et de Bessan ont eu le courage et la rage de le faire.

Au mois de décembre, au plus fort de la mobilisation des Gilets Jaunes partout
en France, ces deux péages de Narbonne et Bessan ont été mis hors d’état de marche. Sur ces sites, des locaux de Vinci, des ASF ou un peloton de Gendarmerie ont aussi été incendiés. Pour nous, peu importe de savoir quelle est la main qui a allumé la
mèche, ces actions sont celles d’un mouvement social collectif. Et que sont ces quelques dégâts matériels à côté des licenciements, de la précarité, des visites d’huissier ou encore de l’endettement qui détruisent des millions de vies ?

A Bessan comme à Narbonne, ce sont à chaque fois plus de 40 personnes qui ont été interpellées, perquisitionnées et rîfises-en gardé-à-vue dans le cadre d’instructions, avec dans les deux cas une quinzaine d’incarcérations préventives à la clé. Une répression judiciaire qui montre la peur de l’État face à l’ampleur et la force de la révolte. Pour la mater, les institutions judiciaires pensent isoler ceux qu’elles inculpent en faisant peur à tous les autres. Ne tombons pas dans le piège d’abandonner celles et ceux qu’elles ont attrapé dans ses filets.

Ces dégradations, tout comme celle de la préfecture du Puy en Velay, le saccage de l’Arc de Triomphe ou l’incendie du Fouquet’s à Paris, mais aussi comme la multiplication des blocages, des occupations, des manifestations toutes plus ou moins émeutières, des attaques de banques ou de permanences de députés : tout ça, partout en France, est l’expression d’une colère collective qui a mis la classe dirigeante sous pression. Ces actions et formes de lutte nous ont à tous donné de la force et, avouons-le, aussi le sourire. Nous qui encaissons quotidiennement les coups des capitalistes nous avons enfin pu respirer en exprimant notre ras-le-bol.

Alors ne laissons pas les institutions judiciaires et le discours médiatique isoler du reste du mouvement les camarades accusés. S’ils touchent à l’un ou à l’une, ils touchent à nous tous ! Les liens de solidarité tissés ont été une force du mouvement, ils ne doivent pas cesser d’exister aux portes des tribunaux et des prisons.

La coordination régionale de défense collective des Cévennes, Hérault, Aude et PO (coordregionaledcpoaudeherau !tcevennes [chez] riseup.net)

Défense Collective Cévennes Garrigue (defcol91[chez] riseup.net )

Défense Collective Hérault (defensecollective34[chez]riseup.net Le Coll-Actif11 )(soutienincarcerell[chez]gmail.com )

DefCol66le boulou (lebouloudefcol[chez]riseup,net)

Assemblée des Gilets Jaunes d’Alès

PRÉSENTATION DEF-CO P.O-HERAULT-CEVENNES

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, la répression n’a cessé de s’intensifier. Que ce soit dans la rue, au commissariat ou au tribunal, l’objectif de L’État est clair : briser les liens de solidarité et écraser toute contestation. La justice a toujours été un instrument au service des riches pour maintenir leurs privilèges. Elle nous montre qu’elle sert aussi a mater une révolte. Mais il n’y a pas de fatalité . Nous devons l’affronter collectivement et n’abandonner personne entre ses mâchoires .

C’est pourquoi nous refusons les stratégies individuelles de défense qui viseraient à se dissocier des autres pour sauver sa peau ou atténuer sa peine, notre meilleure chance de prendre moins cher sera toujours le rapport de force collectif.

Suite aux rencontres de défense collective organisées a Toulouse les 6 et 7 juillet derniers nous proposons de créer une coordination régionale de défense collective pour faire face à la répression qui s’étend de la rue aux tribunaux, jusqu’ à la prison.

Un coup contre un ou une d’entre nous est un coup contre tous ! Ne laissons aucun inculpé ou prisonnier isolé.

La coordination régionale de défense collective
coordregionaledcpoaudeheraultcevennes[chez]riseup.net