L’ACCORD NATIONAL INTERPROFESSIONNEL UNE ATTAQUE FRONTALE

Dimanche 7 avril 2013, par cnt // Collection actuelle

  Sommaire  

L’Accord National Interprofessionnel (ANI), signé le 11 janvier 2013, est une attaque
historique contre le droit des travailleurs-euses, des chômeurs-euses, des précaires... bref de
toutes celles et ceux qui font tourner la société. Encouragé le plus possible par le gouvernement du
« changement » [1] écolo-socialiste, proposé par le MEDEF (organisation patronale), il a finalement
été ratifié par la CGC (syndicat des cadres), la CFTC (syndicat chrétien) et la CFDT (syndicat proche
du PS). La CGT et FO ont refusé de signer, tout en ne condamnant pas le texte en son entier. Il faut
savoir que de telles négociations sont faites entre le MEDEF et les 5 syndicats dit représentatifs.
Dans ce cercle infernal, la signature de 3 d’entre eux suffit à entériner un accord. Nous
souhaiterions préciser que ces 5 syndicats (subventionnés grassement par l’État) se permettent
donc de signer des accords qui détruisent nos droits, alors qu’ils ne représentent personne, que les
travailleurs-euses n’ont jamais voix au chapitre.

CONTEXTE

Pourquoi un tel texte ? C’est simple. En ces temps d’austérité, il faut une unité des
puissants et des syndicats pour nous mettre à bas, nous museler définitivement. Et ceci n’est pas
juste français. En Espagne, le texte similaire, l’ERE, a été ratifié par l’organisation patronale, l’UGT
(équivalent de la CFDT), et les CCOO (équivalent de la CGT). [2] Ce n’est donc ni un problème grec,
portugais, irlandais, espagnol... mais bel et bien un problème structurel qui porte un nom : le
capitalisme. Cette brochure a pour but d’expliquer dans des termes simples la réforme, car nous
sommes toutes et tous touché-es. Elle est aussi un appel à ne pas se résigner, à s’organiser
ensemble sur des bases autonomes pour refuser de payer les pots cassés.

[1Hollande avait précisé que si les syndicats ne signaient pas, le gouvernement en prendrait la responsabilité et le
mettrait en place.

[2Pour celles et ceux qui parlent espagnol, voir l’analyse de la CNT-AIT sur cnt.es