Incinérateur : pourriture de l’industrie, industrie de la pourriture

Lundi 10 décembre 2012, par cnt // Divers

V’la ti pa qu’aujourd’hui vendredi 19 octobre 2012, je
feuillete la Pravda locale (La Montagne) et vois en p 2 une
photo du « poignant » futur réacteur du futur incinérateur clermontois.

Sujet tendu au niveau local, où l’on
connaît entre autres les risques sanitaires. Ce p... d’incinérateur bouffera
50 000 tonnes de déchets par an en provenance, principalement du 63. Mais
sachant que la quantité de déchets diminue (voir rapport du VALTOM sur
internet), il est fort à parier qu’à terme, pour des raisons capitalistes (c’est-à-dire financières) les déchets viendront de plus loin (Vichy...). Bref une hérésie énergétique de plus.

Sujet tendu au niveau local, où l’on
connaît entre autres les risques sanitaires. Ce p... d’incinérateur bouffera
50 000 tonnes de déchets par an en provenance, principalement du 63. Mais
sachant que la quantité de déchets diminue (voir rapport du VALTOM sur
internet), il est fort à parier qu’à terme, pour des raisons capitalistes (c’est-à-dire financières) les déchets viendront de plus loin (Vichy...). Bref une hérésie énergétique de plus.

On sait aussi que la méthanisation
(fermentation anaérobie des fermentes-cibles) est un excellent moyen de traiter
les fermentescibles (reste de repas, ton-
tes, fumier, lactosérum, fruits et légumes pourries....) pour obtenir du gaz
(CH4 = gaz naturel) ou de l’électricité
voire du carburant et aussi un sous-pro-
duit nommé « digestat » excellent
engrais, loin des cochonneries industrielles. De plus, une étude de gisement
et de potentiel CH4 (bio-méthane) sur
le 63, menée par l’Aduhme (Agence
locale de l’énergie et du climat du Puy-de-Dôme) nous donne elle aussi plein
d’infos. Bon je dois dire que là dedans
quand même j’y suis un peu pour
quelques choses... hum hum... Cette
étude recense de manière exhaustive les
fermentescibles. En prenant le total de
ce gisement sur le Puy-de-Dôme, on
voit que la production de gaz « renouvelable » correspondrait au 1/3 de la
consommation totale de gaz (particulier
et professionnel) du département !
Étant donné qu’il y a en plus 1/3 d’économies d’énergie potentielles, ce gisement représenterait la moitié de la
consommation totale.

Je m’interroge : comment les ci-devant élus (de toutes les couleurs) qui
sont aussi pour certains au VALTOM
(qui s’occupe de la gestion des déchets
sur le 63), conseillers généraux,
conseillers régionaux, entre autres, qui
ont soi-disant un « pouvoir » notamment sur la gestion des collèges,
lycées... qui sont donc en mesure de
récupérer des gisement de fermentescibles associés aux paysans ne se soient
jamais posés la question d’un déploie-
ment territorial d’unités de méthanisation sur le département ?

D’autant plus qu’une directive européenne imposera d’ici 2016 aux producteurs de bio-déchets de plus de 10 tonnes par an de se déclarer. Donc, de nouvelles sources méthanogènes seront
connues. Fort de tout ça, comment ces
politicards (Verts compris et autres
bobos écologistes donneurs de leçons)
n’ont-ils pas eu l’idée que j’ai décrite ci-dessus ?

Une fois encore cela démontre l’incapacité de la démocratie représentative ! Il faut autogérer nos déchets pour produire notre énergie comme il faut autogérer nos vies !

Lapoudre, UL CNT-AIT 63