Le logement n’est pas une affaire d’État….

Vendredi 16 novembre 2012, par cnt // 87 Logement

Que l’on soit étudiant, ouvrier, chômeur ou retraité, trouver un toit est essentiel pour tous. Pas facile par les temps qui courent. Il faut se débrouiller seul. Si on a la chance de gagner trois fois le montant du loyer ou d’avoir un garant encore plus riche (ou moins pauvre) que soi, de la patience et du temps, remplir tous les dossiers administratifs pour le droit au logement…. on peut trouver…

Dans le cas contraire c’est la galère. Pour ceux qui sont en situation de précarité, le standard 115 étant débordé par les demandes, c’est la rue, une tente de camping ou une cabane dans les bois.

C’est inadmissible ! D’autant que des logements, ce n’est pas ce qui manque !! En France selon l’INSEE sur 33 700 000 de logements, 7 % sont vacants, soit plus de 2 MILLIONS de logements vides.
Il y a en France 133 000 SDF, 85 000 habitants en logements de fortune, 400 000 personnes hébergées chez des tiers dans des conditions très difficiles.
« Il resterait plus de 1 Millions de logements vides si tout le monde était logé »

Ces propriétaires sans cœur et sans états d’âme laissent leurs appartements et leurs immeubles vides, en attendant que les prix de l’immobilier grimpent, alors que d’autres meurent de froid, dehors.
Tôt ou tard (et le plutôt sera le mieux), ils devront céder leurs biens immobiliers... si nous nous y mettons tous ! Pour cela, pas d’isolement, pas d’individualisme ou de repli sur soi… mais de la solidarité.

A Toulouse, une campagne de réquisition a commencé depuis plus d’un an .Des travailleurs sociaux, des chômeurs, des sdf, des travailleurs pauvres… s’organisent collectivement et ouvrent des logements abandonnés par l’État ou des propriétaires privés. Déjà plus de 200 personnes, comprenant des familles avec des enfants en bas âge, redonnent vie à ces logements.
Pas sans difficulté ! L’État et sa justice sociale (de gauche) ont toujours un prétexte pour expulser et remettre des êtres humains à la rue et cela de façon ultra- violente : hélicoptère, 40 camions de police, des policiers armés jusqu’aux dents... Résultats, des familles en larmes, des enfants terrorisés, des arrestations…. quelle honte !

Ce que l’État propose : pas de logement, pas de trêve hivernale, pas de justice, pas de tranquillité ; mais encore plus d’expulsions prochainement dans notre ville.

Ce dont nous avons tous besoin, c’est un toit. L’expropriation est l’outil pour l’obtenir.

« Un toit pour tous, tous pour un toit »
« Solidarité, arrêt immédiat des expulsions »