Débrayage à Airbus

Samedi 17 janvier 2009, par cnt // Industrie

Le jeudi 11 décembre, sur la chaîne
d’assemblage A320, des salariés d’Airbus ont cessé
leur travail spontanément entre 8h00 et 11h00 du
matin. Les salariés ont exprimé leur « ras le bol » et
ont demandé de nouveaux emplois fixes à Airbus
au lieu de tourner avec des intérimaires.

Des demandes ont été faites au
préalable en passant par toutes les voies
hiérarchiques en utilisant toutes les
méthodes habituelles, pour qu’ils
puissent travailler dans de meilleures
conditions.

Mais personne n’était à l’écoute.
Et les syndicats, quant à eux, ne
demandaient pas grand chose.

Alors que Airbus avait décidé de
geler les embauches, plusieurs salariés ont su
déclencher ce mouvement de solidarité.

Ils ont su montrer que sans les syndicats ils
pouvaient se mobiliser et agir rapidement.
Aux mots qui circulaient avant le débrayage
« on débraye : est-ce que vous nous suivez ? », les
réponses de tous les mécaniciens et électriciens
étaient positives et en moins d’une demi heure les
caisses à outils étaient fermées.

Même si les revendications n’étaient pas
trop exigeantes, ils ont tous montrés leur
détermination et l’exemple à suivre pour tous les
salariés d’Airbus.

Et 3 intérimaires en fin de contrat
ont eu une promesse d’embauche.
Et ce mouvement de solidarité ne
sera peut-être pas le dernier.
Car Airbus continue avec ses
cadences infernales, le plan power
8+ est toujours en place, les primes
d’intéressement nulles, et des
horaires toujours aussi décalés.
Si la crise ne se ressent pas à
Airbus, en tous cas dans les chaînes
de production le « ras le bol » est bien là.

Et ces PDG sans scrupules, qui ne
portent aucun intérêt aux conditions de travail et
qui préfèrent ne regarder que leurs bénéfices et
faire plaisir aux actionnaires, face à la solidarité,
face à la détermination, face à une mobilisation
sans contrôle, ils ne peuvent que se plier aux
exigences .

D É B R A Y A G E À A I R B U S ! ! !