Qui a peur du muguet ?

Roulement de tambour, « Concernant la vente au muguet sur la voie publique, il convient de rappeler que le fait de vendre ou d’exposer en vue de la vente des marchandises dans des lieux publics sans autorisation ou déclaration régulière constitue une contravention réprimée par le Code pénal (amende de 750 euros voire plus et, à titre de peine complémentaire, la possibilité de confisquer la marchandise). De plus, cette activité n’entre pas dans le cadre des motifs de sorties autorisées par l’attestation de déplacement dérogatoire. Le contrevenant s’expose donc à une amende de 135 euros » donc pas de petits marchands de muguet le premier Mai ?

Pourtant les marchés sont ouverts, les magasins de toute sorte sont ouverts, mais non, l’activité de vendre du muguet ne rentre pas dans la bonne case de notre administration. Trop dangereux le muguet...

L’État a choisi la date du déconfinement pour le 11 mai. Quelle différence y aura-t-il du point de vue sanitaire entre le 1er mai et le 11 mai ? Aurons-nous plus de moyens pour combattre l’infection ? Y aura-t-il le 11 mai par exemple des distributions gratuites de masques aux endroits les plus exposés ou bien assez de tests pour détecter les cas asymptomatiques ?

Non, bien sûr que non. Par contre, l’État aura gagné du temps pour autre chose, du temps pour instiller la peur d’autrui, du temps pour réprimer ceux qui lèvent un petit peu la tête. À Toulouse une banderole avait été accrochée sur un mur demandant « Macronavirus, a quand la fin ? », nous en avions d’ailleurs pris la photo pour la mettre ligne ici – sur cette page Facebook. D’un point de vue scientifique c’était intéressant, car on peut remarquer ce que les théoriciens de l’évolution nomment des convergences entre la famille des coronavirus et celle des chefs d’État, leur présence parasitaire est attestée depuis fort longtemps, parfois il arrive
qu’une mutation en rende certains plus dangereux que d’autres pour l’espèce humaine. Quant au nôtre, il gesticule un peu partout et entraîne de fortes réactions allergiques.

Mais bon, donc la police a fait une longue enquête de voisinage, s’est ensuite présentée chez les propriétaires dudit mur sur lequel la banderole avait été attachée et pour faire bonne mesure a embarqué une jeune femme pour quatre heures de GAV. La banderole n’est plus là, d’autres ont pris sa place ailleurs... Et c’est comme ça partout en France.

Voilà à quoi l’État aura occupé ce temps de confinement, à aiguiser ses méthodes répressives, à nous intimider pour essayer de tuer dans l’œuf toute contestation, parce qu’il voudrait que la colère devant ses mensonges criminels fasse place à l’anesthésie la plus complète de la population.

À la lumière de ces faits, revenons à notre muguet. En interdire la vente n’est pas une mesure sanitaire, c’est une mesure politique d’ordre symbolique et punitif, ce que l’État ne veut pas ce n’est pas qu’il soit en vente, il le sera dans les supermarchés, c’est qu’il soit en vente dans la rue et le premier Mai.