Le Lauragais … toujours mobilisé !

Il n’y a pas qu’en Armorique que l’on trouve des irréductibles réfractaires aux réformes a-sociales des Césars de la finance ! À Villefranche-de-Lauragais, petite commune de 4 500 habitants située à 35 km de Toulouse, à la nuit tombée, 160 personnes munis de flambeaux, de lampes frontales et autres bâtons lumineux confectionnés pour l’occasion ont défilé ce samedi 1er février.

Ils ont arpenté les rues de cette bourgade au rythme des cuillères frappées sur des casseroles et au son des chants bien connus de ceux qui fréquentent depuis plus d’un an les manifestations hebdomadaires des Gilets Jaunes !

D’ailleurs, la manifestation s’est élancée aux portes de la ville peu après 18h30 du parking d’un ancien supermarché qui fait face à la cabane GJ. Cette action est née en effet de la rencontre de deux collectifs de luttes :

D’une part, le groupe « Le Lauragais en Action » constitué en décembre par des professeurs (écoles, collège, lycée) à l’occasion du mouvement contre les retraites. Il s’est depuis étoffé de travailleurs venus d’autres secteurs. Pour preuve de la mobilisation importante dans le canton, l’inspection académique lors de journées d’actions n’a pas hésité à dépêcher les gendarmes dans des écoles maternelles afin de vérifier si les profs grévistes s’étaient bien déclarés en temps et en heure ! Du jamais vu en matière d’intimidation dans l’Éducation Nationale.

D’autre part, les Gilets Jaunes de Villefranche et des environs qui, depuis plus d’un an, restent mobilisés malgré la répression policière et le dénigrement des médias. La cabane qui contre vents et marée se dresse à l’entrée du village symbolise bien l’enracinement profond dans le territoire de ce mouvement inédit.

C’est donc tous ensemble que les manifestants noctambules ont voulu signifier bruyamment qu’ils n’étaient pas prêts à rendre les armes aux politicards et éditorialistes de bas étage qui n’ont eu de cesse de semaines en semaines d’annoncer la fin du mouvement !
Non, dans le Lauragais comme ailleurs, nous n’arrêterons jamais de combattre leurs politiques néo-libérales, pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur … et ce même si un quelqonque césar ne le veut pas !