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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>T&#233;moignage : Congr&#232;s constitutif de l'APPO
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		<dc:date>2007-02-14T15:02:54Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Le Congr&#232;s constitutif de l'APPO (Assembl&#233;e populaire des peuples d'Oaxaca) s'est ouvert ce 10 novembre. Il avait pour objectifs de d&#233;finir les perspectives, les principes, le programme et le plan d'action, &#224; court, moyen et long terme de l'Assembl&#233;e populaire des peuples d'Oaxaca (APPO) puis de d&#233;signer les membres du Conseil de l'&#201;tat des peuples d'Oaxaca (CEPO - direction collective permanente de l'APPO, organe de coordination et de repr&#233;sentation). &lt;br class='autobr' /&gt; Trois jours plus tard, le lundi 13, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Au Mexique
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot69" rel="tag"&gt;article_cs_98
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;DEUX FORMES DE PENSEE&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?page=backend&amp;id_rubrique=49#outil_sommaire_0'&gt;DEUX FORMES DE PENSEE&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;TROIS COURANTS&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?page=backend&amp;id_rubrique=49#outil_sommaire_1'&gt;TROIS COURANTS&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Le Congr&#232;s constitutif de l'APPO (Assembl&#233;e populaire des peuples d'Oaxaca) s'est ouvert ce 10 novembre. Il avait pour objectifs de d&#233;finir les perspectives, les principes, le programme et le plan d'action, &#224; court, moyen et long terme de l'Assembl&#233;e populaire des peuples d'Oaxaca (APPO) puis de d&#233;signer les membres du Conseil de l'&#201;tat des peuples d'Oaxaca (CEPO - direction collective permanente de l'APPO, organe de coordination et de repr&#233;sentation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Trois jours plus tard, le lundi 13, &#224; 4 heures du matin, apr&#232;s d'&#226;pres disputes, interrompues par des discours de soutien venus de toutes parts, la recherche opini&#226;tre du consensus et quelques tentatives de manipulation, le Congr&#232;s avait atteint ses objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les d&#233;l&#233;gu&#233;s des sept r&#233;gions de l'&#201;tat d'Oaxaca et des diff&#233;rents secteurs de la soci&#233;t&#233; composant l'APPO formaient le corps du Congr&#232;s, huit cents personnes au d&#233;but, un peu plus de mille sur la fin. Ils avaient un carton orange et eux seuls avaient le droit de vote. Puis venaient les invit&#233;s munis d'un carton jaune (les invit&#233;s avaient le droit &#224; la parole, mais non au vote) et la presse, autre carton, qui a d&#251; sortir d&#232;s le commencement des d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Interdiction &#233;tait faite de sortir avant la fin des d&#233;bats, sauf pour les invit&#233;s, qui, dans ce cas, ne pouvaient pas revenir. L'alcool et les armes &#224; feu &#233;taient interdits, ainsi que les appareils photo. Un Comit&#233; de vigilance veillait au bon respect des r&#232;gles et cherchait &#224; &#233;viter l'infiltration de gens ind&#233;sirables. Au dernier jour, nous avons &#233;t&#233; retard&#233;s par la d&#233;couverte de faux d&#233;l&#233;gu&#233;s, qui avaient pr&#233;sent&#233; un mandat suspect. Mais, en g&#233;n&#233;ral, les gens se connaissaient par d&#233;l&#233;gation, et il &#233;tait difficile de se glisser &#224; l'int&#233;rieur d'une d&#233;l&#233;gation sans soulever des interrogations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Petits d&#233;jeuners, repas du midi et du soir &#233;taient pr&#233;vus. En outre les habitants des quartiers et des barricades apportaient &#224; manger dans des camionnettes ou des autos particuli&#232;res. Les Indiens, les jeunes et les femmes &#233;taient un peu perdus dans un monde d'hommes, d'adultes et de m&#233;tis. J'ajouterai que le monde paysan &#233;tait sous-repr&#233;sent&#233; au profit du corps enseignant. Pourtant, ces minorit&#233;s issues des colonies, des barricades et des communaut&#233;s villageoises vont marquer d'un esprit nouveau l'assembl&#233;e populaire, face aux traditions de lutte des militants marxistes, qui constituaient tout de m&#234;me le gros morceau de l'APPO.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?page=backend&amp;id_rubrique=49#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt; DEUX FORMES DE PENSEE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Durant toute la dur&#233;e du Congr&#232;s, ces deux formes de pens&#233;e vont s'affronter, mais aussi s'&#233;couter, pour finir par conclure une forme d'alliance, un pacte provisoire : les militants ayant parfois &#233;t&#233; sensibles &#224; ce qui constitue le fondement de l'Assembl&#233;e et lui donne un sens -la communaut&#233;- ; les jeunes libertaires, les habitants des colonies et des villages reconnaissant, semble-t-il, la capacit&#233; d'organisation des militants issus des formes historiques de la &#034;lutte des classes&#034;. Cette union ne se fait pas sans grincements de dents, torsions et contorsions, ce qui donne &#224; l'Assembl&#233;e une tournure complexe et parfois ambigu&#235;. Elle est &#034;populaire&#034;, ce qui convient &#224; l'esprit des marxistes-l&#233;ninistes, mais elle est aussi l'Assembl&#233;e des peuples d'Oaxaca, ce qui lui donne un tout autre esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La premi&#232;re journ&#233;e a &#233;t&#233; en grande partie occup&#233;e &#224; r&#233;pertorier les d&#233;l&#233;gu&#233;s et les invit&#233;s, et le Congr&#232;s n'a v&#233;ritablement commenc&#233; qu'en d&#233;but de l'apr&#232;s-midi. Les sept pr&#233;sidents et vice-pr&#233;sidents, les quatre rapporteurs et les dix scrutateurs charg&#233;s de la direction du Congr&#232;s ont &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;s par les d&#233;l&#233;gu&#233;s, chaque r&#233;gion devant nommer trois repr&#233;sentants. La r&#232;gle du consensus a &#233;t&#233; retenue et le programme des trois th&#232;mes de travail a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;. Durant cette journ&#233;e, &#224; travers des discussions, des id&#233;es ont pu se pr&#233;ciser : maintenir l'unit&#233; entre les forces qui composent l'Assembl&#233;e, entre un mouvement anti-autoritaire et spontan&#233; et un mouvement organis&#233;. Des concepts comme la r&#233;vocation des mandats, la d&#233;mocratie participative, l'initiative citoyenne, le &#034;mandar obedeciendo&#034; (commander en ob&#233;issant), la reconnaissance des droits indig&#232;nes, une &#233;ducation multiculturelle, l'&#233;galit&#233; des genres, ont &#233;t&#233; avanc&#233;es, et devaient pr&#233;d&#233;finir et rappeler les grands traits de l'Assembl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La deuxi&#232;me journ&#233;e a &#233;t&#233; plus consistante, avec la tenue des trois s&#233;ances de discussion autour des th&#232;mes suivant :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1 : Analyse du contexte international, national et r&#233;gional, &#224; l'int&#233;rieur duquel se constitue l'APPO.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 2&#176; : La crise des institutions : pour une r&#233;forme int&#233;grale de l'Etat libre et souverain d'Oaxaca, pour un nouveau gouvernement, une nouvelle constituante et une nouvelle constitution.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 3&#176; : L'Assembl&#233;e populaire des peuples d'Oaxaca, perspectives, d&#233;claration de principes, statuts et buts, plan d'action &#224; court, moyen et long terme.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;	Nous avons assist&#233; &#224; la troisi&#232;me. Les r&#233;solutions et les propositions de la premi&#232;re Assembl&#233;e des peuples d'Oaxaca, qui a eu lieu fin septembre, ont &#233;t&#233; reprises dans leur ensemble. Ce sont en g&#233;n&#233;ral des d&#233;clarations de principes, qui n'ont de sens que s'ils sont r&#233;ellement appliqu&#233;s, ce qui est encore &#224; voir. Retenons les principes : r&#233;vocabilit&#233; des membres du Conseil, analyse et d&#233;bat par la base de toutes les d&#233;cisions prises par l'APPO, n&#233;cessit&#233; du consensus sur les d&#233;cisions, &#034;tequio&#034; ou travail communautaire, &#034;mandar obedeciendo&#034;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous retrouvons ce caract&#232;re de g&#233;n&#233;ralit&#233; quant aux propositions concernant le programme de lutte (souverainet&#233; nationale, pour un nouveau mod&#232;le de d&#233;veloppement &#233;conomique, pour une d&#233;mocratie populaire, pour la justice sociale). Je vous laisse deviner le contenu de tous ces paragraphes, je retiendrai le droit &#224; la terre pour les femmes indig&#232;nes et le respect de la m&#233;decine traditionnelle et des m&#233;decins et des sages-femmes indig&#232;nes. Puis chacun y a &#233;t&#233; pour de nouvelles propositions de principes ou de luttes ou pour confirmer et pr&#233;ciser les propositions existantes, insistant sur l'horizontalit&#233; des rapports, les radios communautaires, le syst&#232;me des charges. Une cinquantaine de personnes est ainsi intervenue, chacune d'entre elles exprimant, dans une certaine confusion entre r&#233;formisme et radicalit&#233;, ses pr&#233;occupations et ses id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?page=backend&amp;id_rubrique=49#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt; TROIS COURANTS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Au cours de toutes ces interventions, se dessinaient peu &#224; peu les trois courants qui allaient s'affronter le lendemain : le courant que j'appellerai &#034;magoniste&#034; et qui s'appuie sur les pratiques et les r&#232;gles de la vie communautaire (souvent, d'ailleurs, la communaut&#233; est mise en avant comme une simple r&#233;f&#233;rence, un peu abstraite, par de jeunes libertaires venus des barricades), le courant &#034;r&#233;volutionnaire&#034; marxiste-l&#233;niniste, qui tourne autour du concept-cl&#233; de pouvoir populaire, et un courant plus souterrain, moins visible mais qui pointe parfois le bout de son nez, le courant r&#233;formiste proche du Parti de la r&#233;volution d&#233;mocratique (PRD) et de la Convention nationale du m&#234;me nom. &lt;br class='autobr' /&gt; La troisi&#232;me journ&#233;e a &#233;t&#233; consacr&#233;e au d&#233;bat, &#224; partir de l'analyse des r&#233;sultats ou conclusions des trois s&#233;ances de travail, et ce ne fut pas une mince affaire : tentatives de manipulation, art de faire passer -en force ou en douceur-, des propositions inacceptables pour la majorit&#233; des d&#233;l&#233;gu&#233;s... usure, r&#233;sistance, acharnement, fatigue,... les militants des partis politiques et en particulier du PRD, ressortaient de leurs sombreros tous les vieux proc&#233;d&#233;s us&#233;s jusqu'&#224; la corde pour faire accepter l'inacceptable. Pris dans la tourmente le bateau du Congr&#232;s a tenu bon, malgr&#233; quelques voies d'eau qui n'ont pu &#234;tre colmat&#233;es &#224; temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il s'agissait ensuite de nommer les membres du Conseil, la r&#232;gle de pas moins de 30 % de femmes ayant &#233;t&#233; accept&#233;e et retenue par la majorit&#233; : dix hommes ou femmes pour chacune des sept r&#233;gions &#224; l'exception de la Vall&#233;e centrale, o&#249; se trouve Oaxaca, qui sera repr&#233;sent&#233;e par vingt d&#233;l&#233;gu&#233;s auxquels s'ajouteront les repr&#233;sentants des diff&#233;rents secteurs (de 3 &#224; 5 par secteur) : colonies et quartiers, barricades, femmes, organisations civiles, organisations des peuples indig&#232;nes, syndicats, autorit&#233;s municipales, jeunes et &#233;tudiants, paysans et producteurs, religieux, commer&#231;ants, secteur culturel et artistique, intellectuels. Tout le monde y retrouvait son compte finalement et il y eut plus de 260 membres nomm&#233;s pour deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Remarquons que les d&#233;l&#233;gu&#233;s de la Sierra Norte au Congr&#232;s, cons&#233;quents avec leur tradition communautaire, n'ont pas nomm&#233; de membres au Conseil, laissant ce soin &#224; l'assembl&#233;e r&#233;gionale, qui se r&#233;unira prochainement &#224; Guelatao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oaxaca, &lt;br class='autobr' /&gt;
le mardi 14 novembre 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>6 MOIS D'INSURRECTION
</title>
		<link>http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article100</link>
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&lt;p&gt;Oaxaca est &#224; la fois le nom d'une ville et d'un &#201;tat du Mexique. Fief historique du PRI (Parti r&#233;volutionnaire institutionnel), Oaxaca est un &#201;tat pauvre &#224; majorit&#233; indienne. En 1995, sous la crainte d'un soul&#232;vement zapatiste, le gouvernement conc&#232;de la reconnaissance l&#233;gale de la d&#233;mocratie indig&#232;ne en vue de les assimiler en tant qu'&#233;lecteurs potentiellement favorables. Depuis, face aux comportements d'entrepreneurs imposant leur loi commerciale, des communaut&#233;s enti&#232;res se rebellent. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Oaxaca est &#224; la fois le nom d'une ville et d'un &#201;tat du Mexique. Fief historique du PRI (Parti r&#233;volutionnaire institutionnel), Oaxaca est un &#201;tat pauvre &#224; majorit&#233; indienne. En 1995, sous la crainte d'un soul&#232;vement zapatiste, le gouvernement conc&#232;de la reconnaissance l&#233;gale de la d&#233;mocratie indig&#232;ne en vue de les assimiler en tant qu'&#233;lecteurs potentiellement favorables. Depuis, face aux comportements d'entrepreneurs imposant leur loi commerciale, des communaut&#233;s enti&#232;res se rebellent. Celles-ci sont violemment r&#233;prim&#233;es. C'est dans ce contexte que sont apparus les r&#233;cents &#233;v&#232;nements d&#233;crits ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 mai 2006 : Manifestation d'enseignants pour l'augmentation des salaires. Occupation de la chambre des d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 juin 2006 : R&#233;pression sauvage par le gouvernement de l'&#201;tat d'Oaxaca : encerclement des manifestants sur la place centrale de la ville (le Zocalo) par plus de trois mille flics, usage de bombes de gaz au poivre largu&#233;es par l'h&#233;licopt&#232;re personnel du gouverneur. R&#233;occupation du centre ville par les manifestants.	Radicalisation des revendications des enseignants, qui demandent la destitution du gouverneur de l'&#201;tat. R&#233;veil de la conscience des habitants et insurrection de ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juin 2006 : Formation de l'APPO (Assembl&#233;e populaire du peuple d'Oaxaca), compos&#233;e de pr&#232;s de 350 organisations, communaut&#233;s indig&#232;nes, syndicats, associations civiles et individus autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce stade d'&#233;volution nous insistons sur le fait que le mouvement populaire, initialement induit par les enseignants, a pris une d'ampleur beaucoup plus vaste. Ainsi, en plus de centaines de professeurs, il compte de nombreux travailleurs de la ville et de la campagne, notamment des milliers d'indig&#232;nes. La population est inform&#233;e, organis&#233;e et politis&#233;e. S'inspirant de la vie communautaire des villages et de la d&#233;mocratie parall&#232;le issue de la r&#233;sistance indig&#232;ne, la population m&#232;ne une action de d&#233;sob&#233;issance civile pacifique, assumant le contr&#244;le politique de la ville et provoquant une crise &#233;conomique : marche de plusieurs centaines de milliers de personnes, occupation de plus de 30 mairies, blocage des h&#244;tels de luxe du centre ville, de l'a&#233;roport, des avenues, des &#233;difices publics, d'administrations, de tribunaux et de l'Assembl&#233;e de l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt; Fin de la visibilit&#233; du gouvernement. Il n'appara&#238;t plus que dans des op&#233;rations nocturnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 juin 2006 : Formation, par de nombreux groupes et intervenants, d'une commission provisoire n&#233;gociatrice ne reconnaissant plus l'existence d'un &#201;tat &#224; Oaxaca. Bien que les d&#233;cisions soient prises par l'APPO, il se dessine une tendance, port&#233;e par les syndicats proches des partis politiques, qui cherche &#224; passer outre les d&#233;cisions de l'assembl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; ao&#251;t 2006 : Manifestation de six mille femmes arm&#233;es de casseroles dans les rues d'Oaxaca. S'ensuit l'occupation de 12 radios et de la t&#233;l&#233; officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 ao&#251;t 2006 : Attaque des radios par des sicaires en voitures, arm&#233;es de mitraillettes ! Les habitants des quartiers dressent des barricades pour emp&#234;cher la circulation de ces escadrons de la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 ao&#251;t 2006 : Encerclement de la capitale d'Oaxaca par les forces de police et par la police parall&#232;le. L'action criminelle des paramilitaires (qui ont assassin&#233; plusieurs personnes) a &#233;t&#233; un facteur de d&#233;sordre qui a &#034;justifi&#233;&#034; l'intervention de la PFP ((Police f&#233;d&#233;rale pr&#233;ventive, force de r&#233;pression de l'&#201;tat central mexicain).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Semaine du 19 au 26 ao&#251;t 2006 : Une cinqui&#232;me victime est assassin&#233;e par les forces de l'ordre. Cr&#233;ation et maintien des barricades par le peuple la nuit ; tenues de centaines d'assembl&#233;es populaires en journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 ao&#251;t 2006 : Rueda Pacheco, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la &#034;Section 22&#034; (syndicat des enseignants) pactise avec le pouvoir et accepte de s'asseoir &#224; la table des n&#233;gociations. L'APPO prend clairement ses distances avec le PRD. Les enseignants d&#233;clarent que le d&#233;part du gouverneur, Ulises Ruiz n'est pas n&#233;gociable, c'est &#034;la destitution ou rien&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous pouvons noter ici qu'en l'absence des institutions gouvernementales, la vie &#224; Oaxaca continue comme avant, les march&#233;s sont approvisionn&#233;s, les magasins g&#233;n&#233;ralement ouverts, les restaurants et les caf&#233;s fonctionnent. La ville est n&#233;anmoins en alerte. Des barricades sont dress&#233;es aux entr&#233;es ainsi qu'autour de lieux strat&#233;giques. Des liens de solidarit&#233; se tissent entre le mouvement insurrectionnel et les familles des quartiers (provisions et caf&#233; chaud), ainsi qu'avec des communes proches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 2006 : Apparition d'assembl&#233;es populaires dans d'autres &#201;tats que celui d'Oaxaca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 septembre 2006 : D&#233;but d'une marche de milliers de femmes et d'hommes d'Oaxaca sur Mexico (cette marche conna&#238;tra un soutien populaire tout au long de son p&#233;riple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 octobre 2006 : L'opposition entre l'APPO et le syndicat des enseignants devient de plus en plus criante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29 octobre 2006 : 4 000 soldats de la PFP enfoncent les barricades et investissent le Zocalo. Les manifestants se replient sur la cit&#233; universitaire.Dans la nuit plus de 50 militants sont arr&#234;t&#233;s &#224; leur domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 novembre 2006 : La PFP donne l'assaut &#224; la Cit&#233; universitaire, violant de fait la loi mexicaine. Apr&#232;s 7 heures de combat, les 50 000 manifestants arm&#233;s de pierres et de cocktails Molotov repoussent les assaillants mais le bilan est lourd : une vingtaine de morts, une centaine de bless&#233;s, 120 prisonniers ainsi que de nombreux disparus (des enseignants, d&#233;sob&#233;issants aux consignes de leur syndicat, ont particip&#233; &#224; l'affrontement et gard&#233; ainsi leur dignit&#233;). Parall&#232;lement s'organise une marche des habitants des quartiers de la ville pour manifester leur indignation (sans la participation des militants traditionnels politiques ou syndicaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 novembre 2006 : La milice &#233;tatique re&#231;oit le renfort de 2 000 hommes et occupe la ville. Les voitures calcin&#233;es sont d&#233;gag&#233;es. La Cit&#233; universitaire est toujours tenue par des barricades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 novembre 2006 : Des dizaines de milliers d'habitants de l'&#201;tat d'Oaxaca et d'&#201;tats voisins organisent une marche vers la capitale de l'&#201;tat national, exigeant le retrait des troupes arm&#233;es.	L'APPO demande au pr&#233;sident Fox d'organiser une table de n&#233;gociation d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 novembre : Cr&#233;ation de l'Assembl&#233;e Populaire des Peuples Indiens Zapot&#232;ques, Mixe et Chinant&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 novembre 2006 : Les affrontements continuent dans la ville entre la PFP et les manifestants, notamment sur la place Santo Domingo (&#224; quelques centaines de m&#232;tres du Zocalo). On compte de nombreux bless&#233;s parmi les habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lutte, originairement partie de revendications salariales s'est transform&#233;e en un v&#233;ritable mouvement insurrectionnel. Se nourrissant du marasme et de la mis&#232;re ambiante, les diff&#233;rentes couches opprim&#233;es de la population ont su s'organiser de fa&#231;on spontan&#233;e et font trembler les responsables de leurs situations pr&#233;caires. Partout de part le monde des mouvements de solidarit&#233; commencent &#224; se former. Pour notre part nous &#233;prouvons envers nos compagnons une admiration certaine. Si Oaxaca est un exemple &#224; bien des &#233;gards, puissions-nous ne lui rendre de meilleur hommage que de le suivre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Henri, &lt;br class='autobr' /&gt;
20 nov 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources : CQFD, George Lapierre, Luis Hern&#224;ndez Navarro, La Jordana, Annick Stevens, Hermann Bellinghausen, Octavio Velez Ascencio Internet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LE PEUPLE MEXICAIN EST PRET POUR LE COMMUNISME
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&lt;p&gt;Les habitants de Morelos, comme ceux de Puebla , de Michoacan , Durango, Jalisco , Yucatan , et des autres &#233;tats , dans lesquels de vastes &#233;tendues de terrains ont &#233;t&#233; occup&#233;es par des masses prol&#233;taires qui se sont vou&#233;s a leur culture d&#233;montrent au monde entier , avec des faits, que l'on n'a nul besoin de savants pour r&#233;soudre le probl&#232;me de la faim. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour arriver au r&#233;sultat de la prise de possession de la terre et des instruments de travail au Mexique on n'a pas eu besoin de leaders , (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les habitants de Morelos, comme ceux de Puebla , de Michoacan , Durango, Jalisco , Yucatan , et des autres &#233;tats , dans lesquels de vastes &#233;tendues de terrains ont &#233;t&#233; occup&#233;es par des masses prol&#233;taires qui se sont vou&#233;s a leur culture d&#233;montrent au monde entier , avec des faits, que l'on n'a nul besoin de savants pour r&#233;soudre le probl&#232;me de la faim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour arriver au r&#233;sultat de la prise de possession de la terre et des instruments de travail au Mexique on n'a pas eu besoin de leaders , &#034;d'amis&#034; des travailleurs , ni de d&#233;crets paternalistes, ni de lois savantes, non rien de tout cela . C'est l'action qui a tout fait et qui continue de tout faire. Le Mexique marche vers le communisme plus vite encore que nous l'esp&#233;rions , nous les plus exalt&#233;s des r&#233;volutionnaires, et le gouvernement et la bourgeoisie ne savent plus quoi faire en face de faits qu'ils pensaient irr&#233;alisables .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas trois mois que Juan Sarabia dans une lettre ouverte, longue et fastidieuse, qui m'&#233;tait destin&#233;e et que presque toute la presse bourgeoise de Mexico a publi&#233; , me disait que le prol&#233;tariat ne comprenait rien a notre propagande et qu'il &#233;tait satisfait avec la grande conqu&#234;te de la r&#233;volte Maderiste : Le bulletin &#233;lectoral . Les faits lui d&#233;montrent que nous les lib&#233;raux ne sommes pas des utopistes et que notre action et notre propagande r&#233;pondent aux n&#233;cessit&#233;es et a l'opinion de la classe pauvre du Mexique . &lt;br class='autobr' /&gt;
Le peuple mexicain tient en une horreur instinctive l'autorit&#233; et la bourgeoisie . Tout visiteur du Mexique a pu approcher cette r&#233;alit&#233;, il n'y a pas d'individu plus cordialement ha&#239; que le gendarme . Les seul mot de gouvernement rempli d'inqui&#233;tude les humbles . Le soldat , en d'autres pays applaudi et admir&#233;, est ici vu avec m&#233;pris. Toute personne qui ne gagne pas sa vie avec ses mains y est odieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci est plus que suffisant pour une r&#233;volution sociale de caract&#233;re &#233;conomique et anti-autoritaire . Mieux . Au Mexique vivent plusieurs millions d'indiens qui, il y a 20 ou 25 ans vivaient encore en communaut&#233;s, lesquelles poss&#233;daient en commun la terre, les eaux et les for&#234;ts .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'APPUI MUTUEL &#233;tait la r&#232;gle dans ces communaut&#233;s , dans lesquelles l'autorit&#233; &#233;tait per&#231;ue seulement quand l'agent du fisc faisait son apparition ou bien quand les rurales venaient chercher des m&#226;les pour renforcer l'arm&#233;e . Dans ces communaut&#233;s il n'y avait ni juges, ni maires, ni matons, ni aucune sorte de ces parasites . Tous avaient droit a la terre , a l'eau pour l'arroser, a la for&#234;t pour le bois de chauffe et de construction . Les charrues aussi bien que les boeufs &#233;taient au service de tous. Chaque famille cultivait le lopin de terre qu'elle jugeait suffisante pour vivre, la r&#233;colte se faisait en commun, en r&#233;unissant toute la communaut&#233; , aujourdhui pour Pierre, demain celle de Jean , et ainsi de suite, tous les membres de la communaut&#233; participaient a la t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces simples habitudes ont dur&#233; jusqu'a ce que, l'autorit&#233;, se sentant assez forte dans la pacification totale du pays, put garantir a la bourgeoisie la prosp&#233;rit&#233; des affaires. Les g&#233;n&#233;raux des r&#233;voltes politiques re&#231;urent des vastes &#233;tendues de terres, les hacendados agrandirent leur territoire, les plus vils politiciens obtenaient des terres immenses comme salaires, les aventuriers et les &#233;trangers obtinrent des concessions, de terres, de for&#234;ts, de rivi&#232;res, (laissant nos fr&#232;res indiens sans un pouce de terre , sans droits sur les for&#234;ts, ni sur la moindre branche d'arbre , dans la mis&#232;re la plus abjecte, d&#233;pouill&#233;s de tout ce qui avant &#233;tait a eux) &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant aux m&#233;tis qui constituent la majorit&#233; des habitants de la r&#233;publique mexicaine , &#224; l'exception des habitants des grandes villes, ils avaient &#233;galement des terres communales, bois et rivi&#232;res, comme la population indig&#232;ne. L'appui mutuel &#233;tait &#233;galement de r&#232;gle, les choses se fabriquaient en commun , l'argent n'&#233;tait pas n&#233;cessaire, parce que on pratiquait le troc . Mais il y a eu la paix, l'autorit&#233; en ressortit renforc&#233;e, et les bandits de la politique et de la finance vol&#232;rent &#233;hontement les terres, les bois, tout . Il n'y a pas quatre ans on pouvait encore lire dans la presse d'opposition que le nord-am&#233;ricain X ou l'allemand Y ou l'espagnol Z avaient enferm&#233; une population enti&#232;re dans les limites de &#034;sa&#034; propri&#233;t&#233; avec l'aide de l'autorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit, donc que le peuple mexicain est apte au communisme parce que il l'a pratiqu&#233; , au moins en partie, durant des si&#232;cles, et cela explique que bien que analphab&#232;te en majorit&#233; il comprenne que aux FARCES ELECTORALES POUR ELIRE DES BOURREAUX il est pr&#233;f&#233;rable de s'emparer de la terre , et c'est ce qu'il fait au grand scandale des voyous de la bourgeoisie .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant il ne manque plus que l'ouvrier s'empare de l'usine , de l'atelier, de la mine, des la sid&#233;rurgie, du chemin de fer, du bateau, de tout en un mot. QU' IL N Y AIT PLUS DE MAITRE D'AUCUNE CLASSE et alors cela sera la fin de ce mouvement .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Adelante Camaradas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RICARDO FLORES MAGON &lt;i&gt;Regeneracion&lt;/i&gt; 02 septembre 1911&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;PRESENCE DU MAGONISME&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est issu d'une collection de brochures portant sur les &#233;crits de Ricardo Flores Magon . Cette collection a &#233;t&#233; &#233;dit&#233; et diffus&#233; a Oaxaca par des habitants eux m&#234;mes , en dehors de toute organisation, ce depuis 1992 , en 1998 la CNT-AIT de Midi Pyr&#233;n&#233;e a aid&#233; financi&#232;rement a leur diffusion sur place . Cette ann&#233;e l&#224; par exemple 2000 de ces brochures ont &#233;t&#233; vendues sur la ville de Oaxaca. ( qui est une ville de un million d'habitants) &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce succ&#232;s n'est pas un hasard, Ricardo est natif de l'&#233;tat de Oaxaca et les habitants de cet Etat sont fiers encore aujourd'hui de la trajectoire politique des fr&#232;res Enrique et Ricardo Flores Magon . Leur p&#232;re &#233;tait un indien zapoth&#233;que, et d'apr&#232;s le biographe local de Ricardo ce sont les r&#233;cits paternels concernant le mode de vie des indiens qui ont conduit les Magon a l'anarchisme. Ils rest&#233;rent jusqu'au bout fid&#232;les a leurs id&#233;aux . Les chefs d'&#233;tat mexicains, Diaz d'abord, Madero ensuite, tent&#232;rent des les acheter , en leur promettant des places et des rentes . Si leur troisi&#232;me fr&#232;re, Jesus , accepta un poste de secr&#233;taire d'&#233;tat sous Madero, il en f&#251;t diff&#233;remment pour Ricardo et Enrique. Ricardo p&#233;rira assassin&#233; en 1922 dans une prison des USA. Dans un pays qui conna&#238;t tant et tant de villenies et de trahisons politiciennes ces nobles destins attirent les sympathies .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que les magonistes regroup&#233;s autour de Ricardo et Enrique furent les pr&#233;curseurs de la r&#233;volution mexicaine. Cette r&#233;volution est la premi&#232;re du XX si&#232;cle naissant, elle contient d&#233;j&#224; les enseignements de 1917 et 1936 . Deux conceptions s'affrontent entre ceux qui se contentent des r&#233;formes parlementaires , comme le bulletin de vote ou la r&#233;publique, et, ceux , qui veulent Tout . Les magonistes en 1910 , pr&#233;c&#233;dent Makhno et les collectiv&#233;es de la r&#233;volution espagnole , et lancent le mot d'ordre &#034;Terre et libert&#233; ! &#034;. C'est en deux mots le programme du communisme libertaire . La terre comme l'usine sont a tous et l'autorit&#233; d'o&#249; qu'elle vienne n'est que parasitisme . Mais le XX si&#232;cle n'a fait que creuser des tombeaux en faisant des r&#233;volutions a moiti&#233; . Jesus Magon , J Sarabia et d'autres s'arr&#234;teront en chemin, a l'&#233;tape des honneurs et des pr&#233;bendes , celle qui nous m&#232;ne a l'&#233;poque actuelle : Celle du PRI , le Parti de la R&#233;volution Institutionnalis&#233; la Parti qui en fait r&#232;gne au Mexique .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous voici donc a Oaxaca en 2006, depuis des mois la population tient cette ville et les parasites (flics et matons, gouverneur et bureaucrates....) ont du fuir . Une Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca , APPO, semble incarner l'insurrection . Oaxaca ce n'est pas les balkans infect&#233;s de nationalisme , et que l'on dise pueblos ou poblaciones , cela peut aussi bien signifier, peuples, que villages ou populations . En r&#233;alit&#233; il faut chercher la signification de ces termes dans la culture de la r&#233;gion . Derri&#232;re los pueblos de Oaxaca il y a l'&#226;me des communaut&#233;s indiennes si ch&#233;re a Ricardo , mais d'ailleurs cette &#226;me ne s'est elle pas remat&#233;rialis&#233; ? Car l'&#233;tat f&#233;d&#233;ral depuis qu'il existe n'est jamais intervenu que pour massacrer et r&#233;primer les paysans , jamais pour les aider, et , par la force des choses , les vertus des anc&#234;tres , leur solidarit&#233;, l'entraide , sont devenues synonymes de survie. Du coup les communaut&#233;s rurales ou indig&#232;nes sont redevenues aptes a se passer de l'&#233;tat et voila que ce texte de Magon retrouve une actualit&#233; : Un si&#232;cle est pass&#233; et de nouveau ces communaut&#233;s font vaciller le pouvoir mexicain !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne nous y trompons pas, on nous parle de commune de Oaxaca, peut &#234;tre que cela est semblable, mais il y a une diff&#233;rence de taille entre la commune de Paris et celle de Oaxaca, c'est que cette derni&#232;re n'est pas isol&#233;e. Dans tout l'&#233;tat de Oaxaca , dans tout le Mexique, les pauvres , les prol&#233;taires sont solidaires de Oaxaca , parce que le mouvement de Oaxaca fait appel a la sensibilit&#233; profonde des mexicains, parce que il a comme fer de lance ces communaut&#233;s qui sont la m&#233;moire et la fiert&#233; de tout les exploit&#233;s. Et Ruiz (le gouverneur PRI d&#233;chu) n'a pas la chance de Thiers, les masses paysannes sont contre lui et sont solidaires des citadins r&#233;volt&#233;s . Ces villageois depuis longtemps habitu&#233;s a l'autonomie sont la force du mouvement , certainement pas les partis et les syndicats de toutes ob&#233;diences , que les mexicains , tirant leur lucidit&#233; de leur exp&#233;rience historique, qualifie unanimement de &#034;charros &#034; c'est a dire de pourris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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