NON A LA CO-GESTION DES POLITIQUES CAPITALISTES BOYCOTTONS LES ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DE L’ESR

Dimanche 7 décembre 2014, par cnt // Education

La participation des syndicats censés représenter les personnels de l’ESR dans les organes consultatifs (Comité Technique ministériel de l’ESR, Comité Technique d’Établissement, Commission Consultative Paritaire des agents non titulaires, Commission consultative des Doctorants Contractuels) n’a jamais permis de stopper les politiques néo-libérales.

Chacun-e le constate.

Avec la mise en oeuvre du processus de Bologne (dès 1998), la loi LRU et la loi sur l’ESR, une logique comptable et managériale a été imposée dans les universités  : compétition par l’évaluation individuelle, primes au « mérite », gel des salaires et gel des emplois, réduction des droits à congés, régionalisation et ouverture des universités aux intérêts des entreprises privées notamment par la création de formations sur mesure, fusions d’établissements et COMUE, course aux classements, fermeture des filières, réduction du nombre d’heures d’enseignement, sélection des étudiants entrant à l’université par tirage au sort ou par quotas d’inscription, frais d’inscription plus élevés pour les étudiants étrangers, etc. Les normes, standards et exigences du monde capitaliste règnent désormais dans l’Enseignement supérieur et dans la Recherche, comme dans les autres services publics… avec la collaboration des syndicats qui servent de caution « démocratique » dans les instances.

La précarité dans l’ESR, cheval de bataille et priorité des syndicats depuis des années, n’a pas été résorbée. Au contraire ! Les conditions de travail ne cessent de se dégrader et la pauvreté d’augmenter.

La fragmentation organisée des luttes, les appels à manifestations catégorisées, les chapelets de jours de grève échelonnés et les luttes orchestrées pour finir agonisantes dans un faux dialogue social… ça suffit !
Sortons du piège d’une « démocratie » réduite au seul exercice d’un droit de vote octroyé magnanimement par des illusionnistes patentés  : leurs projets pleins de superlatifs et de promesses chimériques se révèlent pour ce qu’ils sont, de simples baudruches.

Ne nous laissons plus abuser !

Reste-t-il aujourd’hui à l’Université du Mirail des syndicats « de lutte » qui défendent l’intérêt commun des personnels et des étudiants et non pas leur seuls intérêts ?

Refusons de voter !