Un Autre Futur Septembre 2014

Jeudi 18 septembre 2014, par cnt // Un autre Futur

 3 jeune ouvriers à Airbus mis en danger.

Il y a quelques mois, 3
jeunes ouvriers d’Airbus,
d’une trentaine d’années
étaient dans un état de
santé gravissime, suite à
une chute de 10 mètres
d’une plate-forme mobile
sur laquelle ils exécutaient
des travaux de peinture sur
un avion. Cet accident s’est
produit dans la matinée du
24 avril.

Bien que ce type de plateforme
soit contrôlée et
vérifiée régulièrement,
malgré des formations de
sécurité auxquelles tous les
salariés participent, cela
n’évite pas les accidents et
on peut dire que les
cadences infernales les
rendent même inévitables.
Il n’est pas possible
d’affirmer qu’Airbus soit
responsable directement de
cet accident, mais on
constatera qu’en mars 2010
un accident du travail a fait
un mort, en février 2005 il y
en avait eu un autre et en
2006 une presse avait
explosé, faisant plusieurs
blessés.

A ce jour, et ce depuis
plusieurs semaines, plus
aucune information ne
circule sur l’état de santé de
ces 3 ouvriers. La seule info
dont nous sommes sûrs,
c’est du nombre d’avions
livrés depuis le début de
l’année !

La production c’est la seule
priorité réelle d’Airbus, et le
« zéro accident » n’est
qu’une illusion
Nous espérons que ces trois
jeunes s’en sont sorti
indemne et leur souhaitons
un bon rétablissement.

 Ni PIRL, ni gazelles !

Le saviez-vous ? Sur les chantiers, on trouve des gazelles !

Mais non, malheureusement
ce ne sont ni des antilopes... ni
des jolies filles. Ce sont des
échelles ! Également appelées
PIRL : plate-formes individuelles
légères. Et c’est bien là
le problème : de légères elles
n’ont que le nom ! Elles nous
sont imposées par des
« costards-cravates » qui ne
viennent sur les chantiers que
pour nous regarder travailler.
L’idée de départ paraissait
sympa, c’était de nous donner
des échelles plus stables. Le
problème, c’est qu’elles sont
totalement inadaptées aux
réalités des chantiers. Elles
nous rendent le travail encore
plus pénible que ce qu’il
n’était déjà. Trop lourdes, trop
encombrantes, elles causent
plus de risques d’accidents et
de blessures que les échelles
classiques. Sans compter les
conséquences chroniques sur
le dos de ceux qui doivent les
porter à longueur de journée.

Alors s’ils veulent des PIRLs
sur les chantiers, messieurs
les « costards-cravates » n’ont
qu’à venir les porter eux
mêmes !