Libérez Icare Polito et tous les prisonniers sociaux brésiliens

Dimanche 15 juin 2014, par cnt // Amérique du Sud

Dès que les travaux pour le mondial ont commencé, le gouvernement a assuré que tout le financement serait à la charge des entreprises et des sponsors ; mais les années passant, le gouvernement utilise chaque fois plus l’argent des impôts pour financer cet événement privé.

Dans un pays pauvre où les habitants n’ont pas d’hôpitaux, ni de bonnes écoles, de logements et où beaucoup de droits sont « oubliés » par l’État, financer un événement de football avec l’argent du peuple provoque une grande révolte. Actuellement nous avons connaissance que plus de 51 % des habitants du Brésil sont contre le Mondial de football et ses dépenses.

Les journées de révolte de juillet 2013 ont été une sorte de réflexe dans un pays qui se dirige vers la faillite et l’érosion complète des droits. Les niveaux d’inflation sont chaque jour plus élevés, ce qui fait comprendre à chacun que les luttes sont la seule manière de mettre en évidence les besoins du peuple. Ces journées, et celles qui ont suivi, sont des manifestations du peuple, pour le peuple, la plus pure expression de révolte contre un gouvernement soumis aux intérêts de la FIFA.

Les instances dirigeantes du football causent aussi des torts à la liberté d’expression et de manifestation en faisant tout pour les restreindre. De plus, ils font aussi du tort aux petits camelots qui ne peuvent plus rien vendre avec les inscriptions Brésil 2014, Mondial 2014 et beaucoup d’autres. Cela est d’une grande importance car un multitude de brésiliens ne survivent que de la vente de produits « pirates », hors de la forte fiscalisation du gouvernement aux ordres des instances du football international,

Nous espérons qu’il y aura encore beaucoup de manifestations (tout comme l’on peut craindre trop d’abus de la police). Il est clair pour nous que c’est une opportunité pour revendiquer et pour que le monde voit le Brésil tel qu’il est en réalité,

BOYCOTT BRESIL 2014


Lettre adressée à «  Anarchosyndicalisme  !  » par Icare Polito, militant du Sindivarios de Araxa (COB-AIT), arrêté, et inculpé ainsi que d’autres compagnons d’Araxa lors des émeutes de 2013. Affaire toujours pas jugée à ce jour. Exigeons la libération de tous les prisonniers sociaux du Brésil !