APPEL À MOBILISATION POUR SAUVER LA ZONE HUMIDE DU TESTET

Dimanche 23 février 2014, par cnt // Sivens

Le conseil général du Tarn ayant décidé la construction d’un lac à des fins agricoles (maïsiculture), touristiques et économiques, dans une zone humide abritant un grand nombre d’espèces protégées un collectif s’est constitué pour conserver cette zone en l’état. Ils fonctionnent en autogestion et toutes les décisions sont prises en assemblée générale.

Voici leur appel :

La magnifique vallée du Tescou est menacée par un projet de barrage. En bordure de la forêt de Sivens à 10km de Gaillac (Tarn), ce sont 35 hectares de zone humide, forêt et bouilles*1 qui doivent être noyées pour satisfaire les besoins de l’économie capitaliste : un gros chantier pour une grosse entreprise (la CACG) et de l’eau à profusion pour favoriser l’agriculture intensive. 18 hectares classés « zone humide » sont concernés ainsi que de la forêt. Parmi les nombreux animaux sauvages qui y vivent, on compte une centaine d’espèces « protégées » dont 5 menacées.

Le projet est financé intégralement par des fonds publics (dans les dix millions d’euros) et doit servir des intérêts privés. Il a été mené en contournant les lois trop contraignantes et en jouant sur les chiffres pour fausser les dossiers. Les alternatives proposées ont été occultées par les politiques qui ont scrupuleusement suivi les consignes de leurs amis affairistes.

Durant le mois de novembre, plusieurs tentatives de déplacement d’espèces ont pu être empêchées grâce à notre présence sur place et nos interventions de blocage non-violent. On s’attende à ce que les opérations reprennent dès le début du mois de février. Le projet est peu connu par la population locale qui n’a presque pas été informée, mais le potentiel de soutien est grand. Un gros travail de communication reste à faire.

Nous occupions depuis le 23 octobre 2013, une ancienne ferme à l’abandon, la Métairie Neuve, jusqu’à ce qu’elle soit saccagée par une vingtaine d’individus cagoulés, à la mi-janvier. Le 26 du même mois, une cabane était collectivement reconstruite pour nous permettre de demeurer sur les lieux.

Le collectif « Tant qu’il y aura des bouilles  » appelle celles et ceux qui refusent ce monde à venir construire dans les arbres et habiter la zone pour bloquer le projet jusqu’à son annulation ! Cette démarche de désobéissance se veut intégralement non-violentes et l’occupation se fait dans un esprit d’intégration écologique et sociale. Les courtes visites seront appréciées autant que les longs séjours. Ami-e-s de lutte, ami-e-s bâtisseuses et bâtisseurs de nouveaux mondes, rejoignez-nous !

Une assemblée générale a lieu sur le site tous les dimanches à 17heures
Collectif tant qu’il y aura des bouilles (http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com)