Un Autre Futur septembre 2012

Lundi 17 septembre 2012, par cnt // Un autre Futur

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 ASSASSINATS DE MASSE DE MINEURS

C’est un véritable massacre de masse ! La police sud-africaine a tiré contre des mineurs en grève : 34 morts, des centaines de blessés graves. La police n’a pas hésité à tirer « dans le tas » sur des grévistes qui ne revendiquaient que leur droit : une augmentation de salaire. Il faut savoir que ces mineurs gagnent en moyenne autour de 400 euros par mois, une somme ridicule en Afrique du Sud comme ici. Il faut savoir également que leur travail dégage des bénéfices énormes qui sont répartis entre les dirigeants de la multinationale qui les exploite et les actionnaires. Pour tout « travail », ces derniers n’ont qu’à attendre que leur chèque tombe dans leur compte, pendant que les mineurs, eux, se crèvent au travail ! Comme partout et comme tout le temps, la police a sorti son « prétexte qui tue » : la légitime défense ! Légitime défense aussi crédible que la morsure de Kasparov à un policier russe !

Devant la vague de protestation que ce crime massif a produit dans le pays, le gouvernement a décrété quelques jours de deuil national. Belle hypocrisie : d’abord il fait tirer sa police sur les grévistes, après il pleure... des larmes de crocodile.

Tout ceci nous ramène à l’histoire de l’Afrique du Sud. D’abord condominium de sa « gracieuse » majesté britannique, la population avait cru à l’époque qu’il suffisait de se libérer des anglais. Ce fut pour tomber dans l’apartheid, un régime raciste totalement ignoble. La lutte contre l’apartheid devint alors l’objectif, en particulier pour les travailleurs noirs. Depuis 1994 l’apartheid a fait place à la « démocratie »... et les travailleurs continuent à se faire tirer dessus.

Pourquoi ? Parce que les politiciens ont fait semblant d’ignorer (et ils ont intoxiqué tout le monde avec ça), que la cause du colonialisme, la cause de l’apartheid s’est tout simplement le capitalisme (et l’État, qui défend en permanence les intérêts des plus riches)… tout comme il est la cause des meurtres de masse que nous dénonçons aujourd’hui ici.

 Rues et lieux de Toulouse

Lucilio Vanini est né en Italie en 1585. Il a été assassiné – il n’y a pas d’autre mot – à Toulouse en 1619. D’abord prêtre, ce philosophe pénétrant était progressivement devenu, de part sa réflexion, totalement athée. Pourchassé dans toute l’Europe, il crut trouver refuge à Toulouse sous un pseudonyme (Pompeio Usiglio). Dénoncé par un jeune seigneur, Vanini fut arrêté et condamné à mort. Conduit au bûcher, on lui arracha la langue avec une pince avant de le brûler vif. Son courage face à la torture et à la mort fut immense et impressionna ses adversaires. Jusqu’au bout, il repoussa les crucifix et déclara que dieu n’existe pas.

Lucilio Vanini, honoré depuis peu par cette plaque à son nom, est l’une des innombrables victimes du sectarisme religieux. Il est aussi un de ceux qui, par son combat, a permis que nous puissions avoir aujourd’hui un minimum de liberté de conscience. Que sa plaque rappelle à chacun les dangers du fanatisme !