Japon : une vague marine provoque une catastrophe nucléaire mondiale

Lundi 11 avril 2011, par cnt // Agenda du syndicat de Toulouse

CATASTROPHE NUCLÉAIRE

Pour en Débattre :

Toulouse, Salle DURANTI, _rue du Lt-Col Pelissier
(métro Capitole),
jeudi 14 avril, 20 h 30

Tout est en ordre, tout est sécurisé. Vous ne risquez rien : l’énergie nucléaire n’est pas dangereuse. Tout est sous contrôle. Tous les risques sont prévus, même les tremblements de terre, même un avion qui se scratche... C’est ce que tous les gouvernements (de toutes couleurs) nous chantent en France depuis 50 ans  !

Pourtant, tout le monde le sait : le nucléaire est très dangereux. Sans parler même des dizaines de milliers de victimes qui l’ont payé au prix fort à Hiroshima ! Des accidents, il y en a eu. Tchernobyl (avec son fameux nuage qui a miraculeusement contourné la France) aurait dû être un signal fort. Pourtant, tout à continué encore pire qu’avant : encore plus d’investissements, plus de centrales, plus de projets démentiels.

Pourquoi ? Parce que, qui dit investissement dit production, dit rentabilité, action, bourse, dollar, bénéfices... Que la planète crève, que les cancers de la thyroïde ou d’autres organes se multiplient, que des zones entières deviennent invivables,... le lobbie du nucléaire et les responsables politiques à sa solde n’en ont strictement rien à faire. Alors qu’autour de Fukushima, la vie ne sera plus possible dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres (et peut être plus), que des nappes phréatique sont définitivement contaminées, que la mer elle-même est irradiée, qu’un premier nuage toxique a parcouru la planète... le lobby nucléaire n’en démord pas. Il continue sa propagande, il continue à vouloir nous faire croire qu’en France, nous ne risquons rien.

Même au Japon, si « zen », la colère commence à gronder, le 27 mars, en dehors de tous les partis et syndicats, complices du nucléaire, des centaines de japonais se sont réunis à Nakoya et à Tokyo en affirmant : « Nous ne voulons plus être irradiés », «  Nous pouvons choisir un autre type de vie », « Nous ne devons pas laisser des produits dangereux pour les générations futures » et bien d’autres revendications.... Une minorité qui se réveille et qui porte l’espoir que d’autres façons de vivre sont possibles.

Combien sommes-nous, au Japon comme ici, à ne plus faire confiance à ces politiques et à tous ces «  responsables » (dans la réalité, de parfaits irresponsables !), qui, grassement payés, sont dans l’incapacité de résoudre les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés  ? Un nombre - notre nombre - qui augmente de jour en jour. Alors, reprenons confiance en nous-mêmes ! Nos mains, nos bras, nos têtes, peuvent servir à autre chose qu’à fabriquer de l’énergie de destruction massive. Nous n’avons pas besoin de chefs pour nous dire quoi faire. C’est à nous tous de reprendre notre destin en mains. Autogestion, autonomie, solidarité, égalité, et liberté, nous feront certainement sortir du nucléaire, et pas que de ça.....