800 ? 236 ?... 500 00 ? 700 00 ?

Mardi 29 septembre 2009, par cnt // Actualité

Dans une société où règne la logique des marchands, la valse des chiffres donne le vertige : Combien ? Combien ? Tel est le maître-mot : Combien serons-nous à être licenciés demain ? 800 ? 236  ? 1 400 ? Combien serons-nous à continuer d’être exploités ? Combien d’entre nous seront poussés au suicide par la hiérarchie ? Combien en dépression  ?

Car les salariés sont toujours la « variable d’ajustement » qui permet aux « experts » d’équilibre leurs comptes !

La définition de « la variable » étant de varier ; voilà que nos vies ne se conjuguent plus que dans l’incertitude du lendemain.

NOUS NE SOMMES PAS DES CHIFFRES, NOUS NE SOMMES PAS DES VARIABLES D’AJUSTEMENT

Bien sûr, il est normal de réclamer son dû , d’exiger des indemnités de licenciement conséquentes. Mais s’arrêter là, c’est finalement une autre façon de se suicider, en acceptant comme « normale » la logique du patronat qui nous déshumanise, qui nous réduit à un chiffre .

On peut toujours revendiquer 100 000 ou 500 000 euros, ...ces revendications, le patronat n’a pas fini de les entendre d’une oreille que déjà elles lui ressortent de l’autre. Et quand il est contraint de céder, nous savons tous qu’il sait comment se refaire ! A ce jeu il est et il sera toujours le meilleur maquignon !

HUMANITÉ CONTRE COMPTABILITÉ

A Freesacle, à Mollex , à FT,... partout, ce qui peut nous sauver, ce n’est pas de tout miser sur un vague marchandage, non. C’est d’abord l’affirmation préalable que « la vie de chacun compte, qu’elle ne peut être réduite à néant , à des chiffres, à des pourcentages ... » [1]

Derrière tous ces chiffres que nous brandissent les technocrates pour nous « expliquer » l’injustice, il y a des hommes, des femmes, des enfants. Il y a une réalité vivante, une réalité qu’ils veulent tuer, parce qu’ils la craignent, parce qu’ils savent que si elle se réveille, alors tous leurs livres de compte ne leur serviront plus à rien ; que quand elle s’exprimera massivement, leur vieux monde s’écroulera.

DES PERSPECTIVES POUR LE FUTUR  !

Comment imaginer nos vies, celles de nos enfants et des enfants des autres, si le même combat doit être éternellement repris à zéro dans d’autres boîtes, d’autres quartiers, d’autres pays  ? Pourquoi ne pas imaginer que la solidarité forte, instaurée lors de grèves et luttes sociales puisse continuer au-delà pour abattre ce système inhumain, le capitalisme  ? Des luttes anciennes et récentes ont prouvé qu’il est possible de s’organiser à la base, sans patron, sans chef, sans représentant-négociateur. Et l’usine tourne, et la production se fait, et l’envie de changer de société se confirme  !

Combien  ? Combien de temps accepterons-nous de ne pas voir nos enfants grandir, de ne pas voir nos vieux vieillir et de casser notre santé  ? Tout ça avec, comme résultat, la destruction de la planète et l’engraissement d’une poignée de superprivilégiés  !

CNT-AIT Toulouse

[1Nous reprenons volontiers cette phrase d’un tract du « Rassemblement des ouvriers sans-papiers, gens d’ici et leurs amis ».