La violence, c’est l’état et le capitalisme

Jeudi 5 janvier 2006, par cnt // Quartiers

27 octobre 2005, à Clichy, deux jeunes qui reviennent d’une par- tie de foot meurent à cause d’un contrôle de police. Ils ont pris peur. Pourquoi ? Parce que les contrôles de police dans les cités sont arbitraires, souvent violents, toujours humiliants et peuvent durer des heures, tout cela sans raison aucune. Zyad (17 ans) et Banou (15 ans) n’ont pas voulu subir cela. Ils en sont morts. Ils ont été immédiatement diffamés par le pouvoir et les médias qui ont montré dans cette affaire, une fois de plus, qu’ils mentent en permanence.

Maintenant, politiciens et médias nous abreuvent sur la violence dans les quartiers populaires. Mais où est la violence ?

La véritable violence, c’est les licenciements massifs qui réduisent les travailleurs à la misère. La violence, c’est la hausse incessante des loyers. C’est le coût de la vie qui nous empêche de satisfaire nos besoins les plus élémentaires (prix du gaz...). La violence, c’est les expulsions de femmes et d’enfants de leur logement. C’est quand la police vient dans les écoles embarquer des enfants "sans-papiers". La violence, c’est l’oppression étatique et économique.

Dans la situation de crise, de misère économique et sociale,d’oppression étatique qui nous excède tous, les jeunes qui se sont révoltés peuvent être l’étincelle pour une remise en question plus globale de cette société fondamentalement injuste. Il est grand temps de nous attaquer aux véritables causes de la violence que nous subissons. Partout, il faut élargir solidairement la lutte. Organisons, là où c’est possible, des rencontres, des manifestations, des grèves contre la violence de l’Etat et du capital.

CNT-AIT

Pour parler de tout cela, nous vous proposons une rencontre débat jeudi 10 novembre, à 20 heures, à la CNT-AIT, 7 rue St Rémésy (près des Carmes) avec des habitants des quartiers (Mirail) tél/fax : 05 61 52 86 48 (répondeur)