Un Autre Futur (janvier 2009)

pour les quartiers

Lundi 19 janvier 2009, par CNT-AIT Toulouse // Un autre Futur

Supplément à Anarchosyndicalisme ! n° 110 - janvier 2009


Qui souffre de la crise ?

Les patrons ont beaucoup d’argent. Quand les bourses s’effondrent ou que l’économie va mal ce ne sont pas eux qui souffrent. Ils vendent une de leurs voitures ou une de leurs maisons et puis ça va. Pour nous, c’est différent. Quand on est au chômage ou que les prix augmentent, on ne sait plus comment faire. On ne peut plus payer le loyer, on ne peut plus nourrir correctement les enfants. Et puis il faut rembourser les crédits. Quand les banques ont besoin d’argent, on leur donne gratuitement. Mais quand c’est nous qui en avons besoin, elles nous le font payer très cher.

Quand on travaille, on gagne peu et le patron gagne beaucoup. Mais quand ça va mal, c’est nous qui perdons beaucoup et le patron qui perd peu !


CONTRE LA GUERRE CIVILE MONDIALE
REVOLUTION SOCIALE DANS LE MONDE

Depuis le 27 décembre 2008 à Gaza toute une population civile subit une atroce agression militaire. Ce n’est ni la première fois, ni le seul endroit, que des civils, femmes et enfants, sont massacrés par un pouvoir coupable de crime contre l’humanité, ainsi actuellement :

D’après les chiffres officiels (FAO), 16.500 enfants meurent de faim chaque jour !

Tous ces actes de barbarie sont pérpétrés par des états et des politiciens qui soutiennent un système capitaliste qui fait son profit de nos souffrances. Le vaste mouvement de solidarité qui s’est manifesté avec les victimes des bombardements dans la région de Gaza ne doit surtout pas faire oublier que toutes les idéologies utilisées par le pouvoir, nationalismes et religions, sont justement les piliers de cette logique meurtrière qui pousse les gens à s’entretuer pour le plus grand profit des dirigeants de ce monde.

La solidarité actuelle avec les habitants de Gaza doit s’inscrire aux côtés de toutes les révoltes populaires qui ont déjà secoué la région comme les récentes « émeutes de la faim » en Egypte, et qui s’étendent dans une vaste lutte mondiale contre un systéme assassin. Elle n’en sera alors que plus forte et plus redoutable .

Empêcher les massacres, à Gaza comme ailleurs, c’est lutter pour un monde sans patries ni frontières. C’est pourquoi nous saluons nos compagnes et compagnons israëliens qui s’opposent à la guerre et refusent avec courage de porter l’uniforme de tsahal, nous saluons nos amis grecs qui mènent une lutte admirable contre leur état corrompu et toutes celles et ceux qui partout en défendant sans concession la paix et la liberté se retrouvent fraternellement unis par delà les frontières.

Pour contacter et soutenir l’action des anarchistes israëliens contre la guerre : Anarchist against the wall - http://awalls.org/about_aatwr

A BAS TOUTES LES ARMEES , A BAS TOUS LES ETATS !
A ATHENES ou A GAZA, MEME POUVOIR MEME COMBAT
POUVOIR ASSASSIN !


Marciac : Fouille à corps contre les enfants !

Pendant que les criminels économiques continuent de nous plumer, pendant que des milliers de salariés sont jetés à la rue, pendant que 16.500 enfants sont tués par la faim chaque jour dans le monde à cause des spéculateurs, pendant que la planète est massacrée pour le seul profit de quelques-uns, la seule chose que la gendarmerie, la justice et l’éducation nationale, mains dans la main, trouvent à faire, c’est de s’en prendre à nos enfants, de les mettre en slip, de les fouiller à corps, de les terroriser avec un chien policier, de les humilier de mille façons et de les détruire psychologiquement.

Et comble de cynisme, le pouvoir qui a montré ainsi sa vraie nature, voudrait nous faire croire que tout cela serait de la « prévention » et en plus parfaitement « normale » !

C’est se moquer du monde, c’est un scandale que personne ne doit laisser passer.


Les partis politiques :

Les hommes et les femmes politiques veulent le pouvoir. Ils se moquent de nous et de ce que nous voulons. Ils essayent de se vendre, comme on vent de la lessive. Certains lavent propre, d’autres lavent très propre, d’autres lavent avec du parfum.

En fait ils veulent juste être applaudis à la télé comme des chanteurs ou des stars de cinéma.

Par exemple au parti « socialiste », S. Royal n’a pas été élue dans son parti. Au lieu de dire qu’elle allait quand même tout faire pour résoudre la crise économique, elle a dit qu’elle allait se préparer pour les élections présidentielles de 2012. Et ils pensent tous la même chose : devenir le chef.

Ils nous font croire qu’ils sont différents, mais c’est faux ! Ils ont tous une place bien au chaud à l’assemblée ou sur les plateaux de télé.

Ils ne disent pas qu’il faut changer complètement ce monde. Pourquoi ? Parce qu’ils en sont très contents et qu’ils y sont très bien là où ils sont.

La seule façon de faire vraiment changer les choses, c’est de le faire nous mêmes. Sans parti politique et sans syndicats !


Un nouveau ministre est appelé au gouvernement pour « résoudre » la crise actuelle du capitalisme. Mais qui est cet individu. C’est l’ancien secrétaire de l’UMP et un capitaliste néo-libéral. Mais Devedjian, ce n’est pas que ça. C’est aussi un ancien membre du groupe d’extrême droite Occident. Mouvement connu par ses bastonnades particulièrement violentes. Quand l’Etat met en prison des jeunes parce que des trains ont du retard, il nomme des personnes d’extrême-droite au gouvernement.

Les anciens membres d’Occident ont pu faire carrière en politique grâce à l’appui du patronat le plus amoral qui soit. Ainsi A. Madelin, lui aussi était membre de ce groupuscule. Financé par la branche parisienne de l’IUMM en 1967, il a pu faire peau neuve et se blanchir de ses crimes.

Oui, l’IUMM, le même organisme qui est très fortement soupçonné de graisser la patte des syndicats pour mettre fin aux mouvements de grève.

Voilà un bel exemple de ce que l’on nous présente comme être la démocratie.


L’automobile en panne !!!

Avec la crise, la vente de véhicules chute.

Les autos pour les gens modestes restent dans les parkings des concessionnaires, mais les limousines se vendent toujours aussi bien, et d’ailleurs tout le marché du luxe, lui, ne connait pas la crise.

Car tous ces actionnaires et PDG de Renault, Peugeot, ou autres se sont fait des milliards pendant des années sur le dos de tous leurs ouvriers.
L’Etat a laissé faire lors des licenciements alors que les entreprises faisaient toujours des bénéfices. Ils ont laissé faire les délocalisations et leurs plans de restructuration. Tout le monde à laisser faire.

Pendant que les gouvernements s’attaquaient à tous nos acquis sociaux, santé, retraite, éducation, logement, les constructeurs automobiles, eux, délocalisaient, vendaient, privatisaient des usines, et gagnaient des millions ; et nous, nous perdions, et les mots de liberté, égalité, fraternité et solidarité ont perdu de plus en plus de leur sens.

Alors tous les plans des gouvernements et toutes les décisions de ces grands patrons fortunés pour nous ne sont d’aucune utilité.

Il est temps que le peuple se reprenne en main, assez de mensonges et de trahison.

C’est à nous de nous rassembler, de discuter et de nous organiser pour que toutes les personnes de pouvoir ne prennent plus les décisions qui touchent nos vies.

Sarko et ses amis veulent un plan de relance ,le voilà !

Ensemble pour un autre futur, contre les patrons, l’état, la bourgeoisie, les guerres, la famine et les crises économiques.

Assez de ce chaos !!!


Terrorisme d’Etat :

Le terrorisme c’est l’usage de la violence aveugle. L’Etat envoie des troupes de chocs, masquées de cagoules, dans les écoles. De la même façon il arrête les journalistes qui ne disent pas ce qu’il veut entendre. L’Etat fait naître la peur chez les honnêtes gens. Il arrête des travailleurs courageux sans papiers très tôt le matin. Il les amène de force dans la rue sans qu’ils aient eu le temps de s’habiller.

L’Etat humilie les pauvres en permanence. Il nous dit que c’est mal de voler un steak pour manger, mais lui, il puise des milliards qu’il donne à ses amis banquiers.

Il ferme des écoles et des centres culturels pour les jeunes. Il dit après que c’est notre faute si les enfants n’ont pas une bonne éducation. Il ouvre des prisons. L’Etat met nos enfants en prison au lieu de les faire rentrer en 5e.

L’Etat nous surveille tout le temps avec des contrôles d’identité et des caméras de surveillance.

Mais le vrai criminel, c’est lui !


Qu’est-ce que la démocratie ?

La démocratie devrait être le pouvoir du peuple et que chacun puisse participer à la vie sociale.

Dans le système actuel, qui se dit démocratique, quand on vote, on donne ce droit à une autre personne. On lui donne le droit de prendre les décisions à notre place.

Le vote, c’est refuser de participer. C’est un manque d’intérêt et de la paresse. On dit que ça ne nous intéresse pas et qu’on n’a pas le temps, et puis on vote pour se donner bonne conscience. Comme ça, on a l’impression de participer.

Mais même si les élus sont les meilleurs et les plus intelligents, ils prennent les décisions qui les concernent eux. Mais pas celles qui nous concernent nous. Ils font comme ils pensent eux. Comme si quelqu’un pouvait penser à la place de quelqu’un d’autre.

Alors, il faut agir ! Il faut se prendre en main nous même et prendre les décisions ensemble. Il faut discuter les uns avec les autres et trouver les solutions qui nous vont le mieux.


Répression parmi les supporters de foot.

Le 1er octobre dernier, lors du match Atletico Madrid-OM, la police a chargé les supporters marseillais, qui venaient de mettre en place leur banderole. Elle a comme d’habitude bien fait son travail : elle a tapé sans distinction tout ce qui bougeait, et notamment des gens qui, d’après les images de la télé, n’étaient pas violent. Au milieu, il y avait Santos Mirasierra. Dans les images de la télé, on le voit essayer de discuter avec la police, pour qu’ils cessent leur massacre. On le voit aussi pousser un policier qui frappait un homme à terre. Pour tout ça, il a été arrêté, frappé, insulté, et condamné à trois ans et demi de prison par la « justice » espagnole. On voit bien qu’en France comme ailleurs, la « justice » ne fait pas de détail. Tu es pauvre ? Tu trinques ! Tu es riche ? C’est « excusez-nous, monsieur » !

Ici, il fallait défendre la police, donc on condamne un homme qui n’a rien fait.

Face à ça, les supporters de l’OM nous ont donné une leçon de solidarité en soutenant leur compagnon injustement incarcéré.

En Espagne, en France et ailleurs la répression policière s’abat partout où ele veut quand elle veut.

Soyons solidaires.


Débrayage à AIRBUS !!!

Le jeudi 11 décembre, sur la chaîne d’assemblage A320, des salariés d’Airbus ont cessé leur travail spontanément entre 8h00 et 11h00 du matin. Les salariés ont exprimé leur « ras le bol » et ont demandé de nouveaux emplois fixes à Airbus au lieu de tourner avec des intérimaires.

Des demandes ont été faites au préalable en passant par toutes les voies hiérarchiques en utilisant toutes les méthodes habituelles, pour qu’ils puissent travailler dans de meilleures conditions.

Mais personne n’était à l’écoute. Et les syndicats, quant à eux, ne demandaient pas grand chose.

Alors que Airbus avait décidé de geler les embauches, plusieurs salariés ont su déclencher ce mouvement de solidarité.

Ils ont su montrer que sans les syndicats ils pouvaient se mobiliser et agir rapidement.

Aux mots qui circulaient avant le débrayage « on débraye : est-ce que vous nous suivez ? », les réponses de tous les mécaniciens et électriciens étaient positives et en moins d’une demi heure les caisses à outils étaient fermées.

Même si les revendications n’étaient pas trop exigeantes, ils ont tous montrés leur détermination et l’exemple à suivre pour tous les salariés d’Airbus.

Et 3 intérimaires en fin de contrat ont eu une promesse d’embauche.

Et ce mouvement de solidarité ne sera peut-être pas le dernier.

Car Airbus continue avec ses cadences infernales, le plan power 8+ est toujours en place, les primes d’intéressement nulles, et des horaires toujours aussi décalés.

Si la crise ne se ressent pas à Airbus, en tous cas dans les chaînes de production le « ras le bol » est bien là.

Et ces PDG sans scrupules, qui ne portent aucun intérêt aux conditions de travail et qui préfèrent ne regarder que leurs bénéfices et faire plaisir aux actionnaires, face à la solidarité, face à la détermination, face à une mobilisation sans contrôle, ils ne peuvent que se plier aux exigences .


QU’EST-CE QUE LA CNT-AIT

La CNT-AIT regroupe tous ceux qui, parmi les exploités, veulent combattre le capitalisme et l’État et instaurer une société libertaire. Sur les lieux de travail comme sur les lieux de vie, elle pratique l’anarchosyndicalisme : action collective directe, autogestion des luttes, solidarité de classe. Elle rejette toute compromission avec les patrons, les pouvoirs publics et les médias. Elle boycotte toutes les élections. Elle refuse de syndiquer les membres des forces répressives de l’État, considérées comme les ennemies des travailleurs.

Elle représente en France l’Association Internationale des Travailleurs (AIT, Première Internationale).


Pour nous rencontrer, pour discuter, pour participer à la rédaction de ce petit flyer, vous pouvez passer à notre permanence, le samedi de 17 à 19 heures : CNT-AIT, 7 rue ST REMESY, 31000 TOULOUSE

Plus d’info sur les sites :