DECLARATION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS INSURGES DE ATHENES

Dimanche 21 décembre 2008, par cnt // Grèce

Depuis le bâtiment libéré de la GSEE (centrale syndicale grecque)

Nous déterminerons notre histoire nous même ou nous la laisserons être
déterminée sans nous.

Nous, travailleurs manuels, employés, chômeurs , intérimaires et
précaires, locaux ou migrants, ne sommes pas des téléspectateurs passifs.
Depuis le meurtre d’Alexandros Grigoropoulos le samedi soir, nous
participons aux manifestations, aux affrontement avec la police, aux
occupations du centre ville comme des alentours. Nous avons dû maintes et
maintes fois quitter le travail et nos obligations quotidiennes de prendre
les rues avec les lycéens, les étudiants et les autres prolétaires dans la
lutte.

NOUS AVONS DECIDE D’OCCUPER LE BATIMENT DE LA CONFEDERATON GENERALE DES
TRAVAILLEURS EN GRECE (GSEE)

  •  Pour le transformer en un espace de libre expression et un point de
    rendez-vous pour les travailleurs,
  •  Pour disperser les mythes vendu par les médias sur l’absence des
    travailleurs des affrontements, que la rage de ces derniers jours ne
    serait que l’œuvre de quelques 500 « cagoulés », « hooligans », ou
    d’autres histoires farfelues, alors que dans les journaux télévisés les
    travailleurs sont présentés comme des victimes de ces affrontements, et
    alors que la crise capitaliste en Grèce et dans le Monde mène à des
    licenciements innombrables que les médias et leurs dirigeants considère
    comme un « phénomène naturel ».
  •  Pour démasquer le rôle de la bureaucratie syndicale dans le travail de
    sape contre l’insurrection, mais aussi d’une manière générale. La
    Confédération générale des travailleurs en Grèce (GSEE), et toute
    l’intégralité de la machinerie syndicale qui le soutient depuis des
    dizaines et des dizaines d’années, sape les luttes, négocie notre force de
    travail contre des miettes, perpétue le système d’exploitation et
    d’esclavage salarié. L’attitude de la GSEE mercredi dernier parle d’elle
    même : la GSEE a annulé la manifestation des grévistes pourtant
    programmée, se rabattant précipitamment sur un bref rassemblement sur la
    place Syntagma, tout en s’assurant simultanément que les participants se
    disperseraient très vite, de peur qu’ils ne soient infectés par le virus
    de l’insurrection.
  •  Pour ouvrir cet espace pour la première fois, comme une continuation
    de l’ouverture sociale créée par l’insurrection elle-même, espace qui a
    été construit avec notre contribution mais dont nous avons été jusqu’ici
    exclus. Pendant toute ces années nous avons confié notre destin à des
    sauveurs de toute nature, et nous avons finit par perdre notre dignité.
    Comme travailleurs, nous devons commencer à assumer nos responsabilités,
    et cesser de faire reposer nos espoirs dans des leaders « sages » ou des
    représentants « compétents ». Nous devons commencer à parler de notre
    propre voix, nous rencontrer, discuter, décider et agir par nous même.
    Contre les attaques généralisées que nous endurons. La création de
    collectifs de résistance « de base » est la seule solution.
  •  Pour propager l’idée de l’auto-organisation et de la solidarité sur
    les lieux de travail, de la méthode des comités de luttes et des
    collectifs de base, abolir les bureaucraties syndicales.

Pendant toutes ces années nous avons gobé la misère, la résignation, la
violence au travail. Nous nous sommes habitués à compter nos blessés et
nos morts - les soit disant « accidents du travail ». Nous nous sommes
habitués à ignoré que les migrants, nos frères de classe - étaient tués.
Nous sommes fatigués de vivre avec l’anxiété de devoir assurer notre
salaire, de pouvoir payer nos impôts et de se garantir une retraite qui
maintenant ressemble à un rêve lointain.

De même que nous luttons pour ne pas abandoner nos vies dans les mains des
patrons et des représentants syndicaux, de même nous n’abandonnerons pas
les insurgés arrêtés dans les mains de l’Etat et des mécanismes
juridiques.
LIBERATION IMMEDIATE DES DETENUS

RETRAIT DES CHARGES CONTRE LES INTERPELLES

AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS

GERVE GENERALE

ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS DANS LES BATIMENTS LIBERES DE LA GSEE
Mercredi 17 décembre à 18 heures

L’assemblée générale des travailleurs insurgés