REFUSONS LA BIOMETRIE DANS LES LYCÉES !
REFUSONS TOUTES LES TECHNOLOGIES DE FICHAGE !

Dimanche 18 novembre 2007, par cnt // Biométrie

Le fichage biométrique et technologique fait son entrée à grand pas dans nos lycées et notre vie quotidienne :

  • Caméras de vidéosurveillance dans les rues et dans certains « points » sensibles mais aussi aujourd’hui dans les établissements scolaires,
  • Banalisation du fichage des jeunes élèves par la reconnaissance du contour de la main lors de l’accès aux selfs ou cantines scolaires,
  • Repérage par GPS de nos déplacements (voitures), de nos communications (portables), de nos achats (cartes bancaires),etc. - Empreintes ADN pour les immigrés demandant un regroupement familial, (sous couvert de « leur rendre service » !)
  • Mise en place par l’INSERM et le gouvernement d’ un projet de repérage et de signalement de jeunes enfants qui pourraient poser problème (de part leur comportement, de par leur origine ou par le profil à risque de leurs parents) et ce dans les structures de la petite enfance,
  • Utilisation de la biométrie aux frontières (prises de l’empreinte du fond de l’oeil aux frontières de l’Afghanistan, de l’Irak, etc.)

Ces techniques se développent à vitesse grand V et il ne sera bientôt plus possible de vivre sans être fiché, visualisé,écouté, scannérisé, et ce à tout moment de la journée ou de la nuit. On pourrait penser qu’on ne peut rien faire !
Mais c’est sans compter sur l’arrogance, la certitude de ceux qui gèrent nos vies, soit disant, pour notre bien ! Ils vont vite, mais mettent en place des technologies modernes qui restent fragiles ! C’est le cas par exemple dans un collège et un lycée des Pyrénées Orientales : forts de leur arrogance et du respect des consignes venues d’en haut, l’installation des bornes biométriques de reconnaissance du contour de la main pour accéder au self s’est faite à l’encontre de leurs propres lois.

La CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) s’est penchée sur le cas de l’accès aux restaurants scolaires avec reconnaissance biométrique du contour de la main.
Sa délibération N°2006-103 du 27 Avril 2006 est claire : Article 6 : 1) « l’information des élèves majeurs et des représentants légaux des élèves mineurs doit être faite au préalable . » Dans le collège et le lycées suscité aucune information des élèves et des parents n’a été faite avant la mise en place de la borne biométrique.
2) « En cas d’opposition à l’utilisation du dispositif biométrique, les élèves ont la possibilité de se voir délivrer un badge ou tout autre moyen d’accès à la cantine. » C’est ce qui a été fait par des parents d’élèves dans ce même lycée des Pyrénées Orientales et le proviseur va sans doute se voir obliger de remettre en place les cartes qui existaient auparavant ! Bilan de l’opération : 30 000 euros (le coût de l’installation de la borne biométrique), et des surveillants mis en place pour assurer la surveillance de la borne qui est fragile et tombe facilement en panne, surtout quand on la « secoue »
un peu !

Des possibilités de résistances à la biométrie et aux diverse technologies de flicage existent donc, et il faut dès aujourd’hui les développer.

Ne nous leurrons pas. Cette mise en place de bornes biométriques dans les restaurants scolaires n’est que la partie visible de l’iceberg. Cela fait partie d’un vaste plan de fichage orchestré par les divers gouvernements qui se succèdent, qu’ils soient de droite ou de gauche, que ce soit en France ou dans le monde. Depuis 2004, un courrier officiel du groupement des industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques (GIXEL) définit clairement dans son « Livre Bleu » adressé au gouvernement Sarkozy-Villepin, comment « conditionner les populations à la biométrie et au fichage en commençant dès le plus jeunes âge », bien sûr.

La résistance collective doit s’organiser et, pour le moins, nous nous devons d’encourager toutes les initiatives !

Organisons la résistance dans les collèges et les lycées. Les responsables des établissements scolaires seront bien obligés de reculer avant de mettre en place des systèmes coûteux de biométrie. Ceci n’est qu’un pas dans la lutte contre le fichage des individus, mais c’est un pas qu’il faut franchir pour lutter plus globalement contre la société de contrôle et sécuritaire.
Dans quelle genre de société nous voulons vivre ? On devine clairement celle que les gouvernants voudraient nous imposer pour demain.
Luttons et organisons nous pour en construire une autre, libertaire, égalitaire et fraternelle !