La classe ouvrière Iranienne à besoin de notre solidarité

PAR HASSE-NIMA GOLKAR

Une nouvelle série de grèves de protestation a éclaté chez les travailleurs de l’usine de sucre de canne « Haft Tappeh » à Ahwaz dans le sud-ouest de l’Iran. Le mouvement a commencé le lundi 15 juin 2020. Aujourd’hui 28 juillet 2020 la gréve est entrée dans son 44e jour. Le « Syndicat des travailleurs de l’usine Haft Tappeh » soutient pleinement les justes revendications des travailleurs

Le « Complexe agro-industriel de la canne à sucre Haft Tappeh à Ahwaz » est situé dans la province du Khuzestan près du golfe Persique du sud-ouest de l’Iran. L’usine a démarré ses opérations pour la première fois en 1966. Ce grand complexe industriel du Moyen-Orient, plus de 7 000 travailleurs s’emploient principalement à produire du sucre de canne, mais aussi toute une gamme de co-produits, tels que l’alimentation pour le bétail et la volaille ou des moulins à
papier.

Depuis sa privatisation en 2015, sur fond de corruption, les conditions de travail se sont terriblement dégradées. Depuis le transfert du capital aux propriétaire actuels, la dette de la compagnie a explosée, les propriétaires exigeant des travailleurs toujours plus d’efforts pour combler le déficit artificiellement creusé.
Le Syndicat des travailleurs de haft Tapeh a été créé en 1974 et n’a jamais cessé la lutte pour les travailleurs, quel que soit le régime.

Aujourd’hui, après quarante-quatre jours de grèves, Gholam Hossein Ismaili, le porte-parole du « système judiciaire » du califat islamique capitaliste chiite en Iran, a averti les grévistes en lutte : « VOUS DEVEZ RETOURNER AU TRAVAIL ET NE PAS ARRÊTER LA PRODUCTION » !! Mais les travailleurs réclament, entre autres : le paiement immédiat des salaires impayés depuis plus de trois mois, la prolongation du contrat pour l’assurance sociale et médicale et le retour au travail des collègues licenciés, dont Ismail Bakhshi. Mais aussi la suppression de la propriété privée de la Haft Tappeh Sugarcane Company, la restitution aux travailleurs du capital volé par les propriétaires esclavagistes et punition d’Omid Assad Beigi, PDG de l’entreprise et de son associé Mehrdad Rostami.

Entre autres choses, le pouvoir fasciste au pouvoir dans le pays a tenté de mettre en œuvre sa politique économique néolibérale, malgré la résistance des travailleurs, en 2015, l’entreprise a été cédée à Omid Assad Beigi et Mehrdad Rostami, deux capital-risqueurs privés. Les travailleurs de cette usine ont manifesté à plusieurs reprises et se sont mis en grève plus de cent fois au cours des cinq dernières années. Jusqu’à présent, un grand nombre de travailleurs protestataires de Haft Tappeh ont été arrêtés sous la torture et condamnés par le « tribunal révolutionnaire » à l’emprisonnement et aux châtiments corporels par le fouet. La juste cause des luttes de la classe ouvrière iranienne et la grève des travailleurs de Haft Tappeh ont besoin de notre solidarité et de notre soutien.

À BAS LE RÉGIME DU CALIFAT ISLAMIQUE CAPITALISTE CHIITE EN IRAN SOLIDARITÉ DE LA CLASSE OUVRIÈRE CONTRE L’OPPRESSION ET L’EXPLOITATION DANS LE MONDE