Quand la base s’agite, le sommet tremble....

Des formes, pas nouvelles, mais bien basiques et essentielles ont été utilisées pour contrer cette nouvelle réforme des retraite : occupations, actions directes, assemblées, grèves...

Loin d’être une défense des privilèges comme nous voudraient nous faire croire les média de masse et le gouvernement, c’est une défense de nos droits fondamentaux comme celui d’avoir droit à un repos bien mérité après une vie de dur labeur et ce, le moins tard possible.

La majeure partie de d’argent récolté dans toute la société provient de la force du travail collectif et l’essentiel atterrit dans la poche des grands patrons du CAC 40. Une autre part, non négligeable, est prélevée par l’État sous forme de prélèvements divers : les taxes, les impôts, les cotisations…

Ainsi, des dirigeants comme Tom Enders (ex-dirigeant d’Airbus Group) peuvent partir à la retraite avec un parachute de 36 millions d’euros, ça c’est du régime vraiment très spécial !
Qu’a t-il bien cotisé, fabriqué ou produit des ses mains pour gagner autant ? Pensez-vous qu’il se soit plus épuisé à la tache que l’ opérateur, le mécanicien ou le technicien ?
En tous cas, le travail de certains dirigeants à Airbus à coûté très cher, puisque ils ont payé en janvier dernier 3,6 milliards ( rien que ça) pour éviter des poursuites et d’éventuels procès pour corruption. Bien sûr, cet argent viendra lui aussi directement de la force de production, du travail de nuit, des heures supplémentaires, des pertes de primes, et de prestations sous-traitées payées au rabais pour livrer encore plus d’avions. 863 avions, record à battre....
https://www.lefigaro.fr/societes/corruption-airbus-accepte-de-payer-3-6-milliards-d-euros-pour-clore-les-enquetes-judiciaires-20200131

D’autres chiffres :

Les actionnaires du CAC40 ont reçu cette année 60 milliards dont 49 milliards sous forme de dividendes en 2019.
http://www.leparisien.fr/economie/total-sanofi-bnp-les-entreprises-du-cac-40-ont-redistribue-60-milliards-d-euros-aux-actionnaires-en-2019-09-01-2020-8232198.php.

Coût des retraites : 17 000 000 (nombre de retraités) x 1500 (salaire moyen) = 25,8 milliards. Somme dépensée par l’État : 310 milliards ! Il faut être expert-comptable ou ministre du gouvernement pour savoir à quoi peuvent bien servir les 290 milliards d’écart !

Et pourtant, l’État ne touchera pas aux portefeuilles de ces grands privilégiés, car ce sont eux et leurs enfants qui ont des régimes très spéciaux tout au long de leur vie. Mais il préfère réduire les coûts en augmentant l’âge de départ à la retraite ou en diminuant les pensions.
L’éducation, la santé, les transports et les retraites, comme on peut le constater ne sont pas les mêmes pour les 1% de grands privilégiés que pour les 99% restants.

Mais voilà, à force de tirer sur la corde soi-disant pour des raisons économiques, à force de rogner sur les droits des travailleurs au nom des intérêts personnels de la classe des riches qui voit leurs profits et patrimoine en réelle augmentation, les exploités commencent à s’énerver.

Le pouvoir gouvernemental quant à lui, nous montre la différence de traitement entre les travailleurs honnêtes mais en colère ( Gilets Jaunes, grévistes et manifestants) et les corrompus richissimes et joyeux. Gaz lacrymogène et LBD pour les uns, tapis rouge pour les autres !

Quand nos ennemis voient dans ces formes de luttes une certaine radicalisation (terme inapproprié que les mass media utilisent d’ailleurs aussi pour les djihadistes), je vois là plutôt une prise de conscience collective. En effet, de plus en plus d’être humains se réapproprient la parole, les actes et expriment de façon concrète leur solidarité envers leurs semblables et font face ensemble à toutes ces injustices sociales contre des gouvernements qui les trahissent depuis trop longtemps…

Certes, c’est loin d’être massif et le pouvoir en place utilise toute une panoplie d’outils pour que cela reste ainsi : propagande médiatique, arrestations, violences policières, négociations avec des représentants désignés d’office ( pour rappel : 49% de participation aux dernières élections syndicales de 2018) et interdiction de manifester .

En tous cas entre les Gilets Jaunes, la base syndicale, et les non syndiqués, des passerelles émergent et la solidarité est présente de part et d’autres. Cela fait plaisir à voir, même s’il manque du monde à l’appel. Quant à ceux qui veulent diviser ou bien nous la faire à l’envers, eh bien, la lutte continuera sans eux !